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Moncton-Halifax, l'un des principaux axes de la traite de personnes au Canada

L'autoroute Transcanadienne entre Moncton et Halifax

L'autoroute Transcanadienne entre Moncton et Halifax

Photo : Robert Short/CBC

Radio-Canada

Les trafiquants d'êtres humains transportent leurs victimes d'une province à l'autre en empruntant des routes connues des forces de l'ordre et des services d'aide aux victimes, selon un rapport du Centre canadien pour mettre fin à la traite des personnes.

Pour une étude nationale sur la traite de personnes au Canada, le Centre a interrogé des fournisseurs de services et des personnes responsables de l’application de la loi. Ceux-ci ont mis en lumière les principaux axes routiers et aériens empruntés par les trafiquants afin de transporter leurs victimes et d'échapper à la police.

L'organisme note ainsi que l'autoroute Transcanadienne entre Halifax et Moncton est la plus mentionnée par les personnes interrogées.

La ville de Truro, à mi-chemin entre Moncton et Halifax, reste ainsi une plaque tournante de la traite de personnes, note Jamie Matthews, directrice générale du Colchester Sexual Assault Centre.

Les principaux couloirs de traite de personnes :

  • L'autoroute 401 entre Windsor (Ontario) et Montréal (Québec)

  • L'axe Calgary-Edmonton-Fort McMurray et la route de Grande Prairie (Alberta)

  • Les vols entre le Québec et l'Alberta

  • L'autoroute Transcanadienne

  • Les autoroutes 11 et 17 entre le nord de l'Ontario et Winnipeg (Manitoba)

Source : Centre canadien pour mettre fin à la traite des personnes

Selon le rapport, les victimes sont forcées de travailler dans des services d'escorte, des salons de massage clandestins et des bars de danseuses. Elles sont aussi appelées à fournir des services sexuels. Les trafiquants ont parfois recours à plusieurs véhicules de location pour brouiller les pistes et utilisent des chambres de location à court terme dont l'accès est plus discret que dans un hôtel ou un motel.

Ça touche toute communauté, petite ou grande, où il y a un accès à Internet et une autoroute, s'inquiète la directrice générale de l'organisme, Julia Drydyk.

Les trafiquants déplacent fréquemment leurs victimes pour les désorienter et les dissuader de chercher de l'aide, selon le rapport.

Elles ne restent pas assez longtemps dans une communauté pour savoir quelle aide et quelles ressources sont disponibles, raconte Margaret Mauger, cofondatrice de l'association After Trauma Empowerment Network. Il y a peu de ressources dans notre pays pour aider les personnes qui cherchent à fuir la traite et l'exploitation.

Parmi les recommandations, le Centre canadien pour mettre fin à la traite des personnes suggère d'investir dans la création d’un plus grand nombre d’équipes formées de membres d’organismes chargés de l’application de la loi de diverses administrations municipales et provinciales.

Avec les informations d'Emma Smith, de CBC

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