•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des résidents de Rimouski poursuivent leur lutte contre l'implantation d'une garderie

Des panneaux de signalisation indiquent le croisement des rues Henri-Jacob et du Coteau.

Les résidents de la rue Henri-Jacob s'opposent au projet de garderie qu'un promoteur souhaite y construire.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Radio-Canada

Les résidents de la rue Henri-Jacob dans le quartier Nazareth, à Rimouski, sont déterminés à poursuivre leur bataille contre l'implantation d'une garderie sur leur rue. Le projet n'est pas encore autorisé, mais la garderie privée pourrait accueillir jusqu'à 160 enfants.

La première version de ce texte mentionnait que le projet était celui d'un CPE. Or, il s'agit plutôt d'un projet de garderie privée.

Le porte-parole de tous les résidents de cette rue sauf un, Denis Goulet, dit que ces citoyens ne sont pas contre la garderie comme telle, mais contre l'importante circulation automobile qu'elle entraînerait.

C'est un milieu qui est très paisible. Dans la rue, actuellement, c'est beau s'il passe 20 voitures par jour. Et du jour au lendemain, on vient tout changer cela. Là, on parle de la possibilité de deux permis de garderie de 80 places chacun. Ça, ça veut dire 160 places, ça veut dire au moins 200 à 300 déplacements par jour de véhicules, soutient M. Goulet à ce sujet.

Les résidents se disent toutefois prêts à analyser des scénarios qui perturberaient moins le côté paisible du secteur.

Devant l'opposition des citoyens, le conseil municipal, qui avait d'abord donné son appui au projet de règlement pour autoriser le changement de zonage nécessaire à l'implantation de la garderie privée, a ensuite décidé de reporter cette décision, devant l'opposition citoyenne.

En entrevue à l'émission Info-Réveil mercredi matin, le maire de Rimouski, Marc Parent, a invité ses concitoyens à cultiver leur esprit de communauté et a déploré le syndrome  pas dans ma cour  qui plane actuellement sur la ville alors que des citoyens s'opposent aussi à un projet majeur de construction d'une résidence pour aînés.

Il a ajouté qu'il est certain que d'autres alternatives seront analysées par la Ville dans le cas du projet de garderie sur la rue Henri-Jacob.

Je sais qu'une des alternatives pourrait être de procéder au développement du terrain qui a été acheté par le promoteur, mais une des conséquences serait que, vraisemblablement, le chemin qui donnerait accès à la garderie irait vraiment à la limite arrière des terrains actuels. Donc, il faut se poser la question : [...] est-ce que ces citoyens-là, sur Henri-Jacob, préfèrent avoir de la circulation sur Henri-Jacob ou ils préfèrent avoir de la circulation en cour arrière? Parce qu'il est important d'aller de l'avant avec une garderie, précise le maire.

De son côté, la promotrice de la garderie Renée Houle, affirme qu'elle ignorait que son projet suscitait la grogne dans le voisinage.

Jointe par Radio-Canada, elle se dit ouverte à la discussion et à faire d'éventuels compromis vis-à-vis des résidents du secteur.

Un terrain clôturé et boisé de la rue Henri-Jacob, à Rimouski.

Le terrain où la garderie pourrait être construite, sur la rue Henri-Jacob. La promotrice explique toutefois que d'autres emplacements sont aussi envisagés.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Elle ajoute que son projet n'est pas définitif et qu'elle étudie plusieurs sites dans les districts de Sacré-Cœur, de Sainte-Odile et de Pointe-au-Père.

Aussi, plutôt que de construire une garderie d'une capacité d'accueil de 160 enfants, la construction, sur deux terrains différents, de deux établissements d'une capacité d'accueil de 80 enfants pourrait aussi être envisagée.

Renée Houle possède déjà quatre garderies en Montérégie.

Québec a autorisé la création de 166 nouvelles places en garderie dans la MRC de Rimouski-Neigette l'automne dernier.

Une dizaine de projets ont été déposés depuis.

D'après les informations de Denis Leduc

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !