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Les foyers de soins entre espoir et vigilance alors que la vaccination suit son cours

Charles Gagné devant la résidence Actionmarguerite Saint-Boniface.

Le directeur général d’Actionmarguerite, Charles Gagné, est soulagé de voir que les pensionnaires de la résidence de Saint-Boniface, à Winnipeg, seront vaccinés pour la deuxième fois mercredi.

Photo : Radio-Canada / Walther Bernal

Cette semaine, au Manitoba, 1500 résidents en foyer de soins personnels vont recevoir leur deuxième dose de vaccin contre la COVID-19. Ils étaient 4000 la semaine dernière. Parmi eux, les résidents d’Actionmarguerite Saint-Boniface, à Winnipeg, qui seront vaccinés pour la deuxième fois mercredi.

Ça donne un espoir à tout le monde, avoue Charles Gagné, directeur général d’Actionmarguerite.

Alors que son établissement de Saint-Boniface lutte contre une éclosion de COVID-19 depuis le 13 février, la quasi-totalité de ses résidents va recevoir mercredi leur deuxième dose du vaccin Pfizer-BioNTeck contre la COVID-19.

La semaine dernière, les deux autres structures de l’organisation avaient reçu les précieuses doses. Ainsi, le foyer Saint-Vital affiche un taux de vaccination de 97 %, et le foyer Saint-Joseph, de 96 %. Après la vaccination des résidents de Saint-Boniface, Actionmarguerite aura par conséquent vacciné presque la totalité de ses occupants.

Ça ne veut pas dire que l’on va arrêter d’être vigilant, mais c’est un début vers une fin, affirme Charles Gagné, soulagé.

La dernière année a été très difficile. Donc, ça donne un élan dans cette lutte contre la pandémie.

Une citation de :Charles Gagné, directeur général d’Actionmarguerite

Un retour progressif à la vie normale

Le directeur général d’Actionmarguerite ajoute qu’à moyen terme, après avoir établi l’efficacité du vaccin, des assouplissements de certaines restrictions pour les résidents pourraient avoir lieu.

On n’a pas eu de célébrations eucharistiques ou de messes religieuses en groupe dans nos foyers depuis longtemps, par exemple et, donc, on pourrait être en mesure de réintroduire ce genre d’activités de la vie normale, précise-t-il.

À quelques pas de son établissement, à la Résidence Despins, on accueille aussi cette campagne de vaccination avec soulagement.

Dans cette résidence qui héberge des aînés autonomes et semi-autonomes, les premières doses ont été administrées lundi.

Tous les résidents avaient hâte d’avoir le vaccin, s’enthousiasme Aurèle Foidart, le directeur général de l’établissement.

Pour lui aussi, cette vaccination est synonyme d’espoir vers un certain retour à la normalité pour ses résidents.

Ça fait déjà longtemps qu’on limite beaucoup ce que les résidents peuvent faire, souligne-t-il, tout en précisant que des changements ne sont pas prévus avant d’être sûr d'avoir bien fait les choses.

On veut tout de même attendre la deuxième dose du vaccin et même 7 à 10 jours après avant de faire de grands changements.

Une citation de :Aurèle Foidart, directeur général de la Résidence Despins

À ses côtés, Brigitte Arondel-Parent, infirmière dans la résidence, se dit également soulagée et partage l'opinion de son directeur général.

Par ailleurs, depuis peu, les travailleurs dans ces établissements comme la résidence Despins qui sont âgés de 60 ans et plus ont été autorisés par la province à recevoir le vaccin contre la COVID-19. Brigitte Arondel-Parent fait partie de cette catégorie et sera la première de ses collègues à être vaccinée vendredi.

Portrait de Brigitte Arondel-Parent, qui sourit.

Brigitte Arondel-Parent sera la première infirmière de la Résidence Despins â être vaccinée contre la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Colombe Fortin

Plus de vaccins, moins d’éclosions

En conférence de presse lundi, le médecin hygiéniste en chef du Manitoba, le Dr Brent Roussin, qualifiait d'encourageantsles chiffres sur les nouvelles éclosions dans les foyers de soins personnels. Sans faire le lien direct entre vaccination et situation de la COVID-19 dans ces établissements, il a tout de même affirmé avoir observé une très bonne utilisation du vaccin chez le personnel et les résidents, et une diminution du nombre de cas.

Même son de cloche chez Charles Gagné, qui note que les 19 résidents infectés par la COVID-19 en ce moment ne présentent pas de symptômes graves, à l’exception du nonagénaire décédé au début de l’éclosion à Actionmarguerite Saint-Boniface.

Leur état de santé est relativement stable, ils gardent un bon appétit… Il semblerait que l’effet de la COVID puisse être moindre avec le vaccin, avance-t-il.

La Dre Joss Reimer, membre du groupe de travail du Manitoba sur la campagne de vaccination contre la COVID-19, pense aussi que les premières doses ont eu une répercussion sur l’ampleur des éclosions dans les foyers de soins de longue durée de la province.

On pense que cela a contribué à réduire le nombre d’éclosions et la gravité des symptômes des personnes infectées, a-t-elle déclaré, lors d'une conférence de presse mercredi.

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