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La Nouvelle-Écosse s’inquiète d’une transmission communautaire non détectée

La province s'inquiète de transmissions communautaires non détectées et s'attend à une hausse prochaine des cas.

Robert Strang en conférence de presse.

Le docteur Robert Strang, médecin hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse, le 24 février 2021 à Halifax.

Photo : Len Wagg / Gouvernement de la Nouvelle-Écosse

Radio-Canada

Après l’analyse dans la journée de mardi de 2754 tests de dépistage de la COVID-19 effectués sur des résidents de la province, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a signalé mercredi la découverte de trois nouveaux cas de la maladie causée par le coronavirus.

Ces trois nouvelles infections ont été signalées dans le secteur du centre. L’une des personnes malades a été en contact étroit avec un autre cas déjà signalé. Les deux autres cas font l’objet d’une enquête.

Il y a maintenant 21 cas actifs de COVID-19 connus des responsables de santé publique en Nouvelle-Écosse, et l’une des personnes atteintes était toujours hospitalisée aux soins intensifs mercredi.

Dépistage accru

Dans le point de presse tenu mercredi, le docteur Robert Strang, médecin hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse, a dit qu’il s’attendait à une hausse prochaine des cas de COVID-19. Mardi aussi, on annonçait trois nouveaux cas.

Il a reconnu qu’une certaine fatigue commençait à se faire sentir au sein du public. Les récents traçages des contacts démontrent que les gens tendent à socialiser avec un plus grand nombre de personnes, a-t-il mentionné, ce qui augmente les risques.

Il s’est en revanche réjoui que l’on n’observe pas de grands rassemblements.

Il y a deux endroits où on s’inquiète d’une transmission communautaire encore non détectée, dit le Dr Strang.

Pour faire la lumière sur cette situation, la province a mis sur pied un centre de dépistage pour la région entre Berwick et Wolfville, et encourage les résidents de ce secteur à aller se faire tester.

Un autre centre de dépistage s’apprête à en ouvrir dans les collectivités de Beaver Bank et Lower Sackville, en banlieue d’Halifax, où un cas de COVID-19 a été découvert.

Par ailleurs, la grappe d’infections liées à l’école primaire Beaver Bank-Monarch Drive semble être limitée. Le Dr Strang a souligné qu’une première ronde de tests auprès de 93 personnes n’avait révélé aucun résultat positif.

Méfiance dans les communautés afro-néo-écossaises

Une clinique de vaccination a ouvert mercredi dans la Première Nation de Millbrook et elle est qualifiée de prototype, car la province compte se baser sur cette expérience pour ouvrir des centres similaires dans d’autres communautés autochtones.

C’est le personnel des centres autochtones de santé qui gère les activités de cette clinique. Les personnes de 55 ans et plus s’y feront vacciner, ainsi que certaines personnes qui ont été identifiées comme prioritaires par la province, par exemple des gardiens de la langue et des aînés.

Bob Gloade lève les deux bras et Patsy Paul-Martin se tient debout près de la porte d'entrée du centre de vaccination.

Le chef Bob Gloade et Patsy Paul-Martin, aînée de la Première Nation de Millbrook en Nouvelle-Écosse, célèbrent l'ouverture d'une clinique de vaccination contre la COVID-19 dans leur communauté, le 24 février 2021.

Photo : Gouvernement de la Nouvelle-Écosse

D’ici la fin mars, la province établira aussi un premier centre de vaccination dans une communauté à majorité afro-néo-écossaise. Ce centre servira aussi de prototype à d’autres cliniques du genre.

Dans les communautés afro-néo-écossaises, il y a une méfiance du système de santé, pour des raisons historiques, notamment des sévices infligés et du racisme envers ceux qui essaient de se faire soigner. Nous avons été informés par des responsables de la communauté que, pour ces raisons, il y a de la méfiance envers les vaccins, a mentionné Robert Strang.

Selon le Dr Strang, il convient d’agir de manière culturellement responsable dans les efforts d’immunisation. Il a souligné la collaboration de l’Association des Afro-Canadiens pour la santé (Health Association of African Canadians) et l’Association des travailleurs sociaux Noirs de la Nouvelle-Écosse.

Une infirmière vaccine une femme.

Patsy Paul-Martin (à gauche), aînée de la Première Nation de Millbrook en Nouvelle-Écosse, reçoit le vaccin contre la COVID-19 administré par l'infirmière Suzette MacLeod (à droite), le 24 février 2021.

Photo : Gouvernement de la Nouvelle-Écosse

La province ne priorise pas la communauté autochtone au détriment de la communauté noire, a précisé le Dr Strang. Elles ont aussi importantes l’une que l’autre dans notre esprit, a-t-il dit.

Il explique que la mise sur pied d’un centre de vaccination s’est faite plus rapidement dans une Première Nation, car les communautés autochtones ont souvent des centres de santé déjà établis.

La vaccination en Nouvelle-Écosse ne serait pas « plus lente »

La Nouvelle-Écosse recevra 14 700 doses supplémentaires d’un vaccin contre la COVID-19, a indiqué Robert Strang. À cela s’ajouteront des livraisons hebdomadaires de 10 000 doses du vaccin de Pfizer jusqu’à la fin mars.

Cela signifie que la province est en voie d’atteindre les cibles qu’elle s’était fixées pour les 90 premiers jours de sa campagne de vaccination, dit le médecin hygiéniste en chef.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Le Dr Strang a par ailleurs répondu aux critiques qui soutiennent que la Nouvelle-Écosse est lente à vacciner sa population.

Si vous ne comptez que les premières doses administrées, vous avez un portrait trompeur, a-t-il déclaré. En Nouvelle-Écosse, nous avons pris la décision de réserver une deuxième dose. Notre objectif est d’immuniser complètement le plus grand nombre de personnes, le plus vite possible.

Si vous regardez le pourcentage de personnes entièrement immunisées, la Nouvelle-Écosse est parmi les meilleures au Canada, a affirmé le Dr Strang.

En date du 23 février, 29 237 doses de vaccin avaient été administrées et au moins 11 658 Néo-Écossais avaient reçu les deux doses recommandées pour être complètement immunisés contre le virus.

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