•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

COVID-19 : Arviat déclare l'état d'urgence et met en place un couvre-feu

Une rue d'Arviat au mois de février.

La communauté d'Arviat, dans la région de Kivalliq, fait face à une deuxième vague de cas de COVID-19 depuis la mi-janvier.

Photo : Photo fournie par Jean-François Delisle

La communauté d’Arviat, dans le sud du Nunavut, a déclaré l’état d’urgence pour faire face à la deuxième vague de cas de COVID-19 qui a pris de l’ampleur durant les dernières semaines.

Cette mesure fait suite à un vote du conseil municipal mardi matin. Elle entre en vigueur mercredi avec la mise en place d’un couvre-feu de 22 h à 6 h et sera en vigueur durant 7 jours.

Les résidents qui travaillent en dehors de ces heures, de même que les chasseurs, sont exemptés de cette restriction.

En novembre et en décembre, nous avions [instauré] un couvre-feu volontaire, mais il devient maintenant obligatoire, explique le maire d’Arviat, Joe Savikataaq Jr.

La Municipalité a embauché quatre agents de contrôle des règlements municipaux chargés d'effectuer des patrouilles 24 heures sur 24 pour s’assurer que les autres résidents se plient au couvre-feu.

Le député de la circonscription d’Arviat Nord-Whale Cove, John Main, espère que le couvre-feu permettra de renverser la tendance. Nous sommes en confinement depuis beaucoup trop longtemps, dit-il au téléphone depuis sa résidence d’Arviat.

Il se dit satisfait du soutien du gouvernement du Nunavut et d’organisations inuit. Mais à la fin de la journée, nous faisons encore face à une épidémie et nous ne sommes toujours pas revenus à zéro cas, déplore-t-il.

Une deuxième vague tenace

La communauté de quelque 3000 habitants est assaillie par une deuxième vague de COVID-19 depuis environ un mois. Arviat dénombre actuellement 27 cas actifs.

Depuis le 22 janvier, 86 cas y ont été enregistrés, dont 57 au mois de février.

Nous voulons que ça se termine une fois pour toutes, a déclaré Joe Savikataaq Jr.

Selon lui, la pénurie et le surpeuplement de logements dont est confrontée la communauté sont des facteurs qui ont contribué à la hausse des cas.

Il arrive que jusqu’à 15 personnes vivent dans un logement de deux chambres à coucher, dit-il. Et si [le virus] y entre, alors il y a de fortes chances qu’il y ait une transmission au sein d’une même maison, ce qui est assez flagrant en ce moment.

Les déplacements en provenance et à destination de la communauté ne sont autorisés qu’en cas d’urgence ou de voyages essentiels.

Joe Savikataaq Jr. est satisfait du soutien offert par le gouvernement territorial ces dernières semaines, notamment en ce qui concerne le déploiement de la campagne de vaccination.

Sur les 1800 résidents de plus de 18 ans qui sont admissibles, environ 1000 personnes ont reçu leurs deux doses du vaccin de Moderna, selon le maire.

Avec les informations de John Eetuk

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !