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Un jeune autiste coupable du meurtre de sa mère

La scène de crime sur la rue de la Concorde, dans Limoilou.

La scène de crime sur la rue de la Concorde, dans Limoilou

Photo : Radio-Canada

Un jeune autiste qui a tué sa mère à Québec, en février 2019, est déclaré coupable de meurtre au second degré.

L’accusé avait 17 ans lorsqu’il a poignardé à mort la femme de 49 ans, dans un immeuble à logements du quartier Limoilou.

Il demeurait alors dans une ressource spécialisée, mais profitait d’une visite chez sa mère pendant une fin de semaine.

En plus d'être atteint du trouble du spectre de l'autisme, l'adolescent montre une déficience intellectuelle légère.

Son avocat recherchait un verdict de non-responsabilité criminelle en raison des troubles mentaux de l’accusé, ce que la juge Fannie Côtes a rejeté.

Il est manifeste que l'accusé a causé intentionnellement des lésions corporelles à la victime, sachant qu'elles étaient de nature à causer sa mort, a statué la juge Côtes.

Pour en arriver à cette conclusion, elle a tenu compte de la violence de l'attaque, alors que le fils a visé des points cruciaux pour tuer sa mère.

L’adolescent avait violemment réagi au moment où la victime a tenté de lui retirer son iPod.

Une amie d'enfance de la victime a reçu le verdict avec soulagement.

La femme s'est dite heureuse de voir l'adolescent être déclaré coupable, tout en ne lui souhaitant pas d'aller en prison.

Sa place n'est pas au pénitencier. Il a besoin de soins. Mais là, il va les avoir ses soins, puis je n'aimerais pas ça le croiser dans la rue et qu'il se trouve à m'attaquer. Parce que s'il a fait ça à sa mère, je n’aimerais pas ça le croiser, a exprimé la femme dont nous avons préféré taire l'identité, pour protéger celle de l'adolescent.

Et la peine?

Au cours des prochains mois, le jeune meurtrier sera soumis à diverses évaluations, dont une sur sa dangerosité, afin de déterminer s'il peut être assujetti à une peine pour adulte.

La poursuite a demandé ces évaluations en raison de la gravité de crime.

Ce qui va être important au niveau de l'adolescent, c'est de vérifier avec les différents diagnostics de quelle façon le risque de récidive peut être assumable en société, a expliqué le procureur de la poursuite, Me Hugo Breton.

En cas de condamnation à une peine pour adulte, le jeune meurtrier serait automatiquement condamné à la prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant au moins sept ans.

Si le Tribunal évaluait qu'une peine pour adulte n'est pas applicable, le prévenu ne pourrait être condamné à plus de sept ans de mise sous garde.

La cause a été reportée au mois de mai pour la suite des procédures relatives à la peine.

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