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Marco Muzzo fait preuve de « progrès » et de « transparence » pour être remis en liberté

La Commission des libérations conditionnelles a communiqué ses raisons deux semaines après avoir entendu celui qui a causé la mort de trois enfants et de leur grand-père.

Marco Muzzo a tué trois enfants et leur grand-père dans un accident de la route après avoir conduit ivre.

Marco Muzzo a tué trois enfants et leur grand-père dans un accident de la route après avoir conduit ivre.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Jean-Philippe Nadeau

Marco Muzzo, qui a anéanti une famille à Vaughan en 2015 au volant de sa voiture, fait preuve de véritable progrès dans sa transition vers sa réinsertion sociale, selon la Commission des libérations conditionnelles du Canada. La Commission a communiqué mercredi matin ses raisons au sujet de la libération complète, il y a deux semaines, de l'homme de 34 ans.

Marco Muzzo a été condamné à 10 ans de réclusion pour avoir tué 3 enfants et leur grand-père alors qu'il roulait en état d'ébriété en septembre 2015 dans la région de York. Leur grand-mère et leur arrière-grand-mère avaient été blessées dans l'accident.

Il a obtenu une libération pleine et entière au début du mois, après une semi-liberté le printemps dernier. Il vivait dans une maison d'arrêt dans un endroit tenu secret après avoir été emprisonné au pénitencier de Gravenhurst.

Il avait expliqué lors de sa dernière audience le 9 février que cette semi-liberté lui avait permis de reprendre le travail à temps partiel dans la compagnie familiale, de continuer ses séances de counseling sur ses problèmes d'alcool et de faire ses heures de travaux communautaires.

Illustration judiciaire de Marko Muzzo en gros plan avec les deux commissaires en mortaise.

Marco Muzzo, couvert d'un masque et d'une visière, lors de sa dernière audience devant la Commission des libérations conditionnelles du Canada

Photo : Radio-Canada / Pam Davies

L'homme aura purgé en tout quatre ans de prison, soit un peu plus du tiers de sa peine.

Dans sa décision, la Commission explique que Marco Muzzo est transparent, qu'il est toujours ouvert aux conseils de son équipe de probation et qu'il fait preuve d'un réel progrès dans ses efforts pour réintégrer la communauté.

La Commission écrit qu'elle reconnaît les étapes qu'il a franchies pour réintégrer la société et mener une vie sociale proactive.

La Commission ajoute qu'il doit, malgré ses efforts, continuer à travailler davantage sur son empathie à l'endroit de la famille de ses victimes et sur les effets de son retour dans la communauté.

Une photo des trois petites victimes, Harry, Milly et Daniel Neville-Lake.

Harry, Milly et Daniel Neville-Lake ont été tués avec leur grand-père dans l'accident en septembre 2015.

Photo : AVEC L'AUTORISATION DE LA POLICE DE YORK

Dans chacune de vos audiences devant la Commission, vous avez démontré des progrès dans votre capacité à parler des facteurs qui ont mené à commettre votre crime, poursuit-elle.

Vous avez été en mesure de comprendre l'impact que votre crime a eu sur la famille des victimes, de reconnaître chacune d'elles de façon individuelle, et d'admettre l'importance de ne pas aggraver le traumatisme psychologique des survivantes et de leur famille.

Une citation de :Commission des libérations conditionnelles du Canada

La Commission ajoute que le risque de récidive qu'il représente est faible. La défense de Marco Muzzo avait assuré lors de la dernière audience qu'il était rempli de remords et qu'il souhaitait mettre à profit ce qu'il avait appris en détention pour lutter contre l'alcool au volant.

Une femme tient la photo de trois enfants devant les micros de journalistes.

Jennifer Neville-Lake tient une photo de ses trois enfants tués dans la collision.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

La Commission se dit en revanche inquiète que l'homme ne retourne délibérément ou par inadvertance dans la région de York ou à Brampton (où vit la famille de ses victimes, NDLR), dans le but d'aller voir sa fiancée.

Dans les conditions qu'elle lui a imposées il y a deux semaines, la Commission lui a interdit l'accès à ces régions. Un retour dans ces régions est prématuré et aurait un impact négatif significatif sur les victimes, conclut-elle.

La famille Neville-Lake avait pourtant imploré la Commission de ne pas lui accorder sa liberté pleine et entière. En cas contraire, elle lui avait demandé qu'il lui soit proscrit de se rendre à Brampton et dans la région de York.

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