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La Francophonie albertaine plurielle dénonce la politique d’exclusion de l’ACFA

Des jeunes issus de l'immigration sourient en étant éclaboussés de peinture.

Un des mandats de la Francophonie albertaine plurielle (FRAP) est d'améliorer l'inclusivité dans le système éducatif francophone en Alberta.

Photo : Courtoisie de la FRAP

Camille Renarhd

La Francophonie albertaine plurielle (FRAP) s’insurge après avoir été exclue du comité stratégique sur l’éducation qui a été créé par l'Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA).

Dans un communiqué, l'organisme accuse l’ACFA de faire preuve d’une cécité sélective qui exclut de fait la diversité de ses initiatives politiques et confine les francophones issues de l’immigration dans un rôle de communauté francophone de second rang.

Le comité stratégique sur l’éducation, créé au début du mois de février, a comme objectif de mettre en place des stratégies communes sur des questions touchant l’éducation francophone dans la province.

Il est composé de l’ACFA, de la Fédération des conseils scolaires francophones de l’Alberta (FCSFA), de la Fédération des parents francophones de l’Alberta (FPFA) et de la Société historique francophone de l’Alberta (SHFA).

Le programme scolaire comme cheval de bataille

Or, Victor Moke Ngala, président de la FRAP, pense que le nouveau programme scolaire, le premier cheval de bataille du comité, doit prendre en compte les réalités des immigrés francophones.

Il pense quela  FRAP devrait faire partie du comité dès le début, et non seulement durant la deuxième phase de consultation, comme le propose l'ACFA

La FRAP aurait souhaité être là dès le départ parce que la perspective que la FRAP veut présenter à la table et au ministère de l'Éducation, c’est une perspective d’une francophonie plurielle, dit Victor Moke Ngala.

Il serait plus important, plus stratégique et plus efficace que nous parlions d’une seule voix, auprès du ministère de l’Éducation.

Une citation de :Victor Moke Ngala, président de la FRAP

Le directeur de la FRAP, Alphonse Ahola, explique qu’il ne veut pas que l’ACFA se sente stigmatisée. Les problèmes qui concernent les immigrants doivent être résolus avec les immigrants, souhaite-t-il cependant. C’est pourquoi il ne comprend pas pourquoi l'organisme n’a pas été convié au sein de ce comité.

Tout ce que nous demandons, c’est d’être associé à la discussion, parce que cela, c’est reconnaître notre importance, c'est reconnaître notre contribution, c’est nous respecter et nous valoriser.

Une citation de :Alphone Ahola, directeur de la FRAP
Alphonse Ahola, directeur de la Francophonie Albertaine plurielle.

Alphonse Ahola, directeur de la Francophonie albertaine plurielle, affirme qu'il est essentiel que son organisme participe aux débats qui touchent les immigrants francophones, comme l'éducation et les programmes scolaires.

Photo : Courtoisie de la FRAP

Les francophones issus de l’immigration constituent 26,8 % de l’ensemble des communautés francophones et représentent une proportion importante des élèves dans les écoles francophones . rappelle la FRAP.

L’organisme a vu le jour autour des questions de l’éducation et de l’identité parce que les jeunes immigrés francophones ne se reconnaissaient pas nécessairement dans le personnel enseignant.

Un premier cercle restreint

Pierre Asselin, le vice-président de l’ACFA, s’était exprimé lors d’une entrevue à l'émission Café Show il y a quelques semaines. Il expliquait que le comité avait été formé avec les groupes qui travaillaient déjà sur le dossier. Il s’est dit très intéressé de l’intérêt et de l’énergie que la FRAP pourrait apporter.

Il dit que son objectif est de commencer avec une petite graine formée par les personnes qui sont directement impliquées sur la question linguistique d’une communauté minoritaire, puis de demander l’avis à d’autres organismes comme la FRAP ou le Comité des femmes.

La FRAP dit que, même si elle ne fait pas partie du comité, elle va soumettre son point de vue au ministère de l'Éducation. Nous savons que le programme d’études ne prend pas suffisamment en compte les immigrants francophones en Alberta, dit Victor Mobe Ngala.

L’ACFA n'a jamais eu l’intention d’exclure certaines communautés et est désolée si certaines communications et actions ont pu être perçues ainsi , a fait savoir l'organisme mercredi dans une déclaration écrite.

Elle a fait parvenir une lettre à la FRAP demandant une rencontre pour mieux comprendre ses inquiétudes.

Pour l’instant, elle ne souhaite pas faire de commentaires publiquement.

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