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Des fermiers réclament 300 M$ à Ottawa pour réduire les émissions de GES

Une femme et deux hommes vérifient le niveau de sucre et de protéines des plantes dans un champ de sarrasin.

Anastasia Fyk a rejoint la ferme familiale parce qu'elle pensait pouvoir jouer un rôle dans la transition vers une agriculture plus écologique.

Photo : Anastasia Fyk

Alexia Bille

Une coalition de plus de 20 000 fermiers canadiens réclame un investissement fédéral de 300 millions de dollars, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre en partie à l'origine des changements climatiques.

La coalition Fermiers pour la transition climatique a présenté son plan d’action mardi 23 février, Jour de l’agriculture canadienne, dans lequel elle propose six axes de travail prioritaires pour réduire les émissions agricoles (Nouvelle fenêtre) de 10 millions de tonnes et atteindre les objectifs instaurés par l’Accord de Paris pour 2030.

Nous voulons contribuer à faire face aux changements climatiques. C’est la raison pour laquelle nous présentons un plan recherché pour aider les fermiers à multiplier les solutions aux problèmes climatiques à travers le pays, a déclaré le président du Groupe de travail et fermier en Saskatchewan, Ian McCreary.

Selon le communiqué de presse, le rapport produit par la coalition a été rédigé avec l’aide de modélisateurs de GES, d’économistes agricoles, d’analystes d’équité et d'experts en politique nationale et internationale.

Le plan d’action propose notamment de réduire l’utilisation d’azote, de favoriser les cultures de couverture et le pâturage tournant, de protéger les zones humides et les arbres, d'alimenter les fermes en énergie verte et de récompenser les fermiers qui adoptent des pratiques respectueuses du climat.

Nous avons besoin d’un appui du gouvernement de toute urgence pour mettre le plan en action.

Une citation de :Ian McCreary, président du Groupe de travail et fermier en Saskatchewan

Anastasia Fyk est copropriétaire de la ferme familiale centenaire FFF Farms à Garland, à près de 440 km au nord de Winnipeg. Selon elle, ces six axes de travail ne sont qu’un début.

Il y a aussi la surproduction, qui cause un gaspillage énorme, explique-t-elle. Et puis, on exporte nos produits au bout du monde pour les transformer et les faire revenir au Canada, ce qui pollue beaucoup.

Selon elle, les agriculteurs ne reçoivent pas assez d'aides de l'État. La terre coûte cher, l'équipement coûte cher, et c’est difficile économiquement pour les fermiers, ajoute-t-elle.

Pourtant, la fermière de 32 ans ne veut pas renoncer aux changements souvent coûteux qui seraient bénéfiques pour la planète.

Notre but, c’est de survivre économiquement et écologiquement.

Une citation de :Anastasia Fyk, copropriétaire de la ferme FFF Farms

Avec les informations de l’émission L’actuel

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