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Premier bouquin coup de poing pour une Sherbrookoise survivante du cancer

La couverture du livre « Les forces vitales ».

« Les forces vitales » est disponible en librairie dès le 24 février.

Photo : Radio-Canada / Anik Moulin

Anik Moulin

Il y a quatre ans, à l'âge de 34 ans, Sarah Bertrand-Savard reçoit un terrible diagnostic : elle est atteinte d'un cancer du sein d'une incroyable fulgurance. Un cancer qui lui fauche les deux seins, les ovaires et l'utérus.

Aujourd'hui, je suis capable de parler de ce livre, qui est coup de poing parce que ça venait des tripes. Ce que je vivais, c'était très, très difficile, affirme l'autrice sherbrookoise.

Pendant ses pénibles traitements, Sarah ressent le besoin viscéral d'écrire. Celle qui a fait ses études en littérature et en arts visuels enseigne aujourd'hui le français, notamment en tant que chargée de cours à l’Université Bishop’s et à l’Université de Sherbrooke.

J'ai toujours rêvé d'écrire un bouquin. J'ai étudié en littérature, j'enseigne la littérature, c'est ma grande passion, ajoute celle qui hésitait pourtant à publier.

Je ne sentais pas que j'avais quelque chose à dire, pendant plusieurs années. Et j'étais à un moment de ma vie où, sans avoir en tête de publier un livre, j'avais un besoin de faire ça. Ça s'est fait tout seul!

Une citation de :Sarah Bertrand-Savard, autrice
Sarah Bertrand Savard sourit à la caméra.

Pendant ses traitements contre le cancer, Sarah Bertrand-Savard a senti le besoin de créer.

Photo : Radio-Canada / Chantale Lecours

Elle lance donc un premier bouquin : Les forces vitales, aux éditions La Mèche, dans la collection Les doigts ont soif. Un livre unique, à la fois poétique et visuel. Une autofiction originale par son contenu, mais par sa forme également. Sarah a découpé des mots et des petits bouts de phrases dans de vieux livres, qu'elle repérait lors de ses lectures, et qui trouvaient écho en elle.

Extrait du livre Les forces vitales : 

dimanche après-midi

on m'a charcutée

le courage

mes seins,

horrible et large plaie

Vous me gênez.

le temps tombe

le ciel n'a plus d'étoiles

le cœur dans la gorge

J'apprends la douleur.

Le livre, lumineux malgré tout, est formé de trois parties. D'abord, c'est le choc. La narratrice encaisse l'effroyable diagnostic. La deuxième partie fait part d'un autre deuil pour le personnage, celui, terrible, de la perte de l'amoureux. Et finalement, c'est la chute, l'excès de vivre, là où la narratrice décide d'envoyer promener la vie et de faire tout ce qui lui tente. L'enseignante expérimentée qu'elle est n'est pas peu fière de la jeune autrice qui publie son premier livre.

J'avais quelque chose à dire, et je l'ai dit à ma façon. Je suis fière d'avoir pris cette liberté. C'est à mon image de faire quelque chose de particulier. J'ai vu à quelques endroits qu'on parlait d'un ovni littéraire. Et j'aime bien ça, parce que justement, ça ne rentre pas dans une étiquette!

Une citation de :Sarah Bertrand-Savard, autrice

Sa force vitale

Le cancer lui a certes criblé le corps, mais la maladie n'a jamais réussi à charcuter sa stupéfiante joie de vivre.

La joie de vivre que j'aie, qui est tellement forte, et qui finit toujours par prendre le dessus, malgré les moments sombres. Je dirais que ma force vitale, c'est probablement celle-là, qui est la plus importante et que j'essaie de garder, conclut Sarah Bertrand-Savard, le sourire dans la voix.

Les forces vitales est disponible en librairie à compter du 24 février.

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