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Beaucoup de flou entourant la reprise des spectacles dans les petites salles de l’Est

Quelques spectateurs portant des masques assis dans une salle de spectacle pratiquement vide.

Les salles rouvriront bientôt en zone ornage, mais les conditions demeurent floues (archives).

Photo : iStock / Vladimir Vladimirov

Même si les spectacles peuvent reprendre dès le 26 février en zone orange, des responsables de petites salles de l’Est-du-Québec s'inquiètent de la confusion entourant leur statut particulier.

En entrevue à Bon pied bonne heure, deux diffuseurs ont exposé les nombreuses incertitudes et contraintes auxquelles ils doivent faire face.

Aux Îles-de-la-Madeleine par exemple, le directeur général du diffuseur Au Vieux Treuil, Émile Deraspe, maintient le cap, mais ignore encore si la prestation d'Alaclair Ensemble prévue vendredi pourra avoir lieu aux Pas Perdus.

Émile Deraspe est directeur de l'espace de diffusion Au Vieux Treuil

Émile Deraspe est directeur de l'espace de diffusion Au Vieux Treuil (archives).

Photo : Radio-Canada

La question des sièges fixes porte à confusion, selon lui.

On nous dit que les spectacles sont permis dans les lieux avec sièges fixes assignés, dit-il. Ça porte à interprétation. Est-ce qu’on parle seulement d’auditoriums avec des sièges vissés au sol ou de sièges assignés précis pour un public qui reste au même endroit?

Est-ce qu’on va devoir visser 60 sièges dans le béton?

Une citation de :Émile Deraspe, directeur général du diffuseur Au Vieux Treuil

Dans l’illégalité sans le savoir?

Devant ce flou, le directeur technique et artistique de la Pointe Sec à Mont-Louis, Yanik Élément, se demande s’il se trouvait dans l’illégalité sans le savoir, l’été dernier.

On nous dit de fonctionner avec les mêmes règles qu’avant les Fêtes, mais c’était pas ça avant les Fêtes! Ça a changé en cours de route parce que l’été dernier, on a fonctionné à capacité réduite et personne ne nous avait parlé de cette obligation de sièges fixes, rappelle-t-il. Alors, est-ce qu’on était dans l’illégalité sans le savoir? Pourtant, on a eu des contrôles policiers et tout était correct.

Yanik Élément rappelle que plus de 75 % des spectacles sont diffusés dans de petites salles qui n’ont pas de sièges fixes.

Yanik Élément, propriétaire de la salle de spectacle La Pointe sec

Yanik Élément, propriétaire de la salle de spectacle La Pointe sec (archives)

Photo : Radio-Canada

Il déplore par ailleurs un manque de reconnaissance de la part du gouvernement.

Depuis plus d’un an, on se fait dire qu’on est non essentiels. Ça va laisser des cicatrices qui vont être très longues à guérir.

Une citation de :Yanik Élément,  directeur technique et artistique de la Pointe Sec à Mont-Louis

Yanik Élément donne l'exemple d’un spectacle prévu en mars qui demeure en suspens. L'artiste a accepté un compromis pour un cachet de 1000 $. Avec la distanciation, on peut vendre un maximum de 20 billets, précise-t-il. On est en déficit et en plus, on ne peut pas vendre d’alcool.

Le diffuseur a aussi devancé l’heure des spectacles pour échapper à la contrainte du couvre-feu. Mais, ce ne sont pas des conditions optimales un soir de semaine, mentionne-t-il. On voulait offrir des bouchées, mais encore là, on ne peut pas à cause du masque. On le fait vraiment par plaisir d'offrir des spectacles quand même.

Selon Yanik Élément, la volonté de présenter des spectacles en mars malgré les contraintes s’explique par un programme d’aide de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) offert aux petites salles.

La Pointe Sec à Mont-Louis

Salle de la Pointe Sec à Mont-Louis (archives)

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Ça nous permet d’avoir accès à un filet de sécurité si on est obligés d’annuler un spectacle en mars, explique-t-il. Le problème, c’est qu’on y avait accès seulement si on restait en zone rouge. Donc on n’y a plus accès, mais on ne peut quand même pas offrir de spectacles.

Soulignant des problèmes de communication, voire, de compréhension de la part de Québec, les deux directeurs souhaitent un minimum de clarté et de prévisibilité.

On apprend les annonces en direct à la télé comme tout le monde, on n’a pas de préavis et des directives plus ou moins claires. On ne peut pas trouver de réponse nulle part, déplorent-ils.

Devant le grand besoin des gens de se réunir, Émile Deraspe craint que des réunions s’organisent malgré tout dans les maisons, avec tous les risques de contamination que cela comporte. Nous, on pense qu’on offre un cadre sécuritaire. On fait nos devoirs et on est rigoureux, estime le Madelinot.

À moins d’avis contraire, Alaclair Ensemble doit être présenté vendredi aux Pas perdus, mais Émile Deraspe invite la population à surveiller réseaux sociaux.

Si tout va bien, Les Deuxluxes feront également des prestations les 14 et 15 mars prochains.

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