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Plus qu'un seul médecin pour la communauté de Port McNeill

Des médecins assis autour d'une table en mode discussion.

Dans la dernière année, les deux seuls médecins de Port McNeill ont assuré le fonctionnement de l'urgence et de la clinique médicale en plus de visiter les cliniques environnantes.

Photo : getty images/istockphoto / andrei_r

À Port McNeill, au nord de l’île de Vancouver, le départ d’un des deux seuls médecins chargés de s’occuper de la population suscite des inquiétudes parmi les résidents qui ont des craintes en ce qui concerne le futur des soins dans la région.

Les deux médecins assurent le fonctionnement des urgences de l’hôpital de la municipalité 24 heures sur 24 en plus de visiter les cliniques de la région. En tout, ils prennent soin de près de 3500 personnes.

Les médecins qui pratiquent dans les régions éloignées et rurales ont des demandes plus grandes, ce qui prend du temps et des compétences considérables, concède le président de l’Association des médecins de la Colombie-Britannique, le Dr Matthew Chow.

Le 12 février, l’un des deux médecins, la Dre Joy Mijares, a cependant indiqué son intention de quitter la région dès la fin avril.

La difficulté insurmontable de maintenir une pratique médicale viable dans les conditions présentes a entraîné cette décision, explique la Dre Mijares dans une lettre, en ajoutant que la charge de travail est insoutenable à long terme.

La situation à Port McNeill est loin d’être isolée, souligne le Dr Chow. De nombreuses communautés à travers le pays doivent également composer avec un manque de médecins et la difficulté à en engager.

Des résidents inquiets

Dès le mois de mai, il ne restera donc plus qu’un seul médecin pour toute la région de Port McNeill, ce qui inquiète beaucoup de résidents.

Ça nous inquiète terriblement … qu’allons-nous faire?, se demande Anita Pichette, la voix nouée par l’émotion.

La dame habite Port Hardy, à 30 minutes au nord de Port McNeill. Même si la municipalité possède sa propre clinique, le suivi médical d’Anita Pichette se fait depuis 12 ans à Port McNeill.

Les médecins ont besoin d’aide et nous avons besoin d’aide, indique la résidente qui demande à la province d’agir afin d’assurer des soins de santé suffisants pour la population.

Son médecin, le Dr Prean Armogam, continuera de maintenir la clinique médicale trois jours par semaine jusqu’à ce que la Régie de la santé de l’île ait un plan et que les patients puissent être transférés vers un autre médecin.

Mais des changements sont notamment réclamés pour que les médecins fassent plus de tâches médicales et s'adonnent moins à l'administration de leur clinique.

Depuis plus de 5 ans, nous demandons à la régie de la santé de l’île de changer de modèle pour s’assurer d’avoir une équité dans la région et refléter le modèle de Port Hardy afin de mieux recruter des médecins, écrit le Dr Armogam dans un message publié sur la page Facebook de la clinique médicale.

Dans une déclaration par courriel, la régie de la santé de l’île indique ne pas être responsable de l’embauche de médecins dans des cabinets privés, comme c’est le cas pour la clinique médicale de Port McNeill.

La régie de la santé assure toutefois soutenir les efforts de recrutement depuis un bon moment et envisage les différentes options pour pallier le départ de la Dre Mijares, ce qui comprend l’aide de médecins suppléants.

Une rencontre est d’ailleurs prévue entre les conseillers municipaux et la régie de la santé de l’île pour discuter de l’avenir des soins pour la population de la région.

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