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Deux firmes d'architectes tournent le dos au REM

Chantier du REM à Brossard.

Le chantier du REM à proximité du centre DIX30 à Brossard.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Deux firmes d'architectes qui collaboraient au projet du Réseau express métropolitain (REM) claquent la porte. Elles refusent d'être associées à la construction d'un tronçon surélevé sur le boulevard René-Lévesque qui risque de défigurer le centre-ville.

Selon des informations d'abord révélées par le Journal de Montréal, les firmes québécoises Daoust Lestage Lizotte Stecker et STGM ont quitté le navire dans les dernières semaines.

CDPQ Infra, qui mène le projet, minimise leur départ. Après avoir sondé le marché pour sélectionner une firme d'architecture, nous avons décidé de mandater un comité aviseur pluridisciplinaire composé d'experts indépendants et québécois, a expliqué le promoteur dans un courriel transmis à Radio-Canada.

Le départ des deux firmes québécoises s'ajoute néanmoins aux critiques de nombreux experts qui, à l'initiative du chroniqueur Marc-André Carignan, ont publié une lettre ouverte le mois dernier appelant CDPQ Infra à reculer sur son tracé aérien.

Ce sera désastreux pour le centre-ville, soutient le nouveau directeur général de Montréal Centre-Ville, Glenn Castanheira, qui a apposé sa signature à la lettre. C'est sûr qu'une structure aérienne, qui va venir bloquer les vues, aura un impact négatif sur l'armature commerciale limitrophe, prédit-il.

Expansion du REM vers l'Est

M. Castanheira espère qu'une autre solution sera recommandée, à l'instar de la mairesse Valérie Plante qui préférerait pousser toutes les avenues possibles, y compris la réalisation d'un tronçon souterrain sous le centre-ville.

Ce scénario serait impossible, selon CDPQ Infra. Mais le président de l'Ordre des urbanistes du Québec, Sylvain Gariépy, fait remarquer qu'une nouvelle ligne de métro – le Grand Paris Express – est en construction dans la capitale française, où le sous-sol est aussi complexe, voire davantage, que celui de Montréal.

Alors, quand on nous évoque ces raisons-là pour ne pas aller en dessous, dans le sous-sol montréalais... Ça passe un petit peu moins bien.

Mais les plans d'une structure en hauteur semblable à celle qui est déjà visible sur la Rive-Sud et en bordure de l'autoroute 40, dans l'Ouest-de-l'Île, ne déplaisent pas qu'aux architectes et aux urbanistes.

Québec solidaire a lancé une pétition sur le site web de l'Assemblée nationale pour convaincre les responsables du REM d'abandonner définitivement l'implantation aérienne projetée par CDPQ Infra. Un peu plus de 1300 personnes l'avaient signée mardi soir.

D'après le reportage de Mathieu Prost

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