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De plus en plus de Québécois disent oui au vaccin contre la COVID-19

Un homme se fait vacciner par une préposée.

Le début de la vaccination à plus grande échelle se fera à Montréal et s'étendra aux autres régions.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

L'arrivée des premières doses et les campagnes d'information ont atténué les craintes des Québécois face au vaccin contre la COVID-19 : 74 % de la population se dit maintenant prête à se faire vacciner, selon une étude. Mais la désinformation représente encore le principal facteur expliquant le refus d'une partie de la population.

Une étude menée par la Dre Mélissa Généreux, professeure-chercheuse à la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke, montre que le taux d'adhésion au vaccin a augmenté de 12 points de pourcentage par rapport à novembre dernier.

Si de plus en plus de Québécois sont désireux de se faire vacciner, c'est d'abord et avant tout parce que l'opération se concrétise.

C'est sûr qu'en novembre, on parlait dans l'éventualité d'un futur vaccin homologué, donc il y avait une bonne proportion des gens qui étaient hésitants, explique la Dre Généreux.

Je pouvais comprendre quand certaines personnes disaient ne pas être prêtes à s'engager sans savoir de quoi il s'agit, poursuit-elle.

Les dernières données, recueillies du 5 au 16 février dernier, montrent que la population semble avoir été rassurée par les premières doses administrées.

On voit que ça n'a pas occasionné d'enjeu important au niveau des effets secondaires et on voit dans le visage de ceux qui l'ont reçu une liberté, un poids de moins. Et, même si la protection n'est pas parfaite, on a quand même une protection que les autres n'ont pas.

Une citation de :Dre Mélissa Généreux

Forte hausse chez les travailleurs de la santé

Chez les travailleurs de la santé, le taux d'adhésion au vaccin a fait un bond déterminant entre novembre et février.

À l'automne, 57 % d'entre eux affirmaient vouloir se faire vacciner; ce taux s'établit maintenant à 76 %.

Un soulagement pour l'auteure de l'enquête, parce que le faible taux d'abord observé n'envoyait pas un message rassurant à la population.

Il y a quelque chose qui nous inquiétait. Je me disais, sachant que c'est un des groupes prioritaires à vacciner, [qu']on a potentiellement un problème, mais la donne a complètement changé, dit-elle.

Les hommes (76 %) en général semblent plus enclins que les femmes (72 %) à recevoir le vaccin. L'étude note que leur niveau de refus est le même, mais les femmes sont plus souvent hésitantes, ce qui explique l'écart.

Une femme sur cinq (20 %) n'est pas complètement convaincue par la vaccination, contre 15 % chez les hommes.

Sans grande surprise, ce sont les personnes âgées de 65 ans et plus qui sont les plus désireuses de se faire vacciner, à 88 %, contre 63 % chez les 18-34 ans qui ne perçoivent souvent pas la pandémie comme un danger pour eux ou leur famille.

Méthodologie

L'enquête québécoise de février 2021, financée par le ministère de la Santé et des Services sociaux, a été menée du 5 au 16 février auprès de 10 513 répondants répartis dans l'ensemble des régions du Québec.

L'échantillon non probabiliste est constitué d'adultes de 18 ans et plus recrutés par l'entremise d'un panel web. Les résultats ont été pondérés en fonction de l'âge, du sexe, de la langue et de la région de provenance des participants.

L'infodémie, principal facteur de refus

Les campagnes d'information jouent un rôle primordial dans l'acceptation du vaccin, mais, à l'inverse, les fausses nouvelles alimentent ceux qui refusent de se faire vacciner.

C'est une étude réalisée par des experts en santé publique, mais aussi en science politique et science de la communication. Alors, on a un peu regardé tous les facteurs qui peuvent influencer la propension à se faire vacciner, souligne la Dre Généreux.

Parmi tous les facteurs, ceux qui ont le plus d'influence, ce sont ceux liés à l'infodémie, l'épidémie d'information qui peut souvent être fausse, déplore-t-elle.

Les chercheurs constatent que ceux qui adhèrent aux fausses croyances liées à la pandémie ont développé de la méfiance face aux autorités, au gouvernement et à la santé publique. Ils sont donc beaucoup moins réceptifs à la campagne de vaccination.

Finalement, c'est dans la région de la Capitale-Nationale que la population est la plus désireuse de se faire vacciner, à 78,6 %, presque 5 points de pourcentage de plus que la moyenne provinciale. C'est en Mauricie que les gens hésitent le plus à recevoir le vaccin.

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