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Le Conseil multiculturel du N.-B. demande une stratégie provinciale contre le racisme

Moncef Lakouas, président du Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick.

Moncef Lakouas, président du Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick, en entrevue à Radio-Canada Acadie, à Moncton (archives)

Photo : Radio-Canada

Frédéric Cammarano

Le Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick demande au gouvernement provincial de prendre les devants et de créer une stratégie provinciale pour contrer le racisme, à la lumière de son plus récent sondage sur la question.

Les résultats de ce sondage en ligne montrent que 95 % des 930 répondants croient qu'il y a du racisme au Nouveau-Brunswick et près de 84 % disent en avoir été eux-mêmes témoins.

Soixante-onze pour cent d'entre eux croient qu’il existe un racisme systémique au Nouveau-Brunswick.

Ils sont également nombreux à éviter de parler de racisme au travail par peur de représailles, d'être perçu de manière négative ou de voir leurs collègues blancs être sur la défensive.

Il faut noter que tous les répondants sont issus de la diversité culturelle, notamment des immigrants, des étudiants internationaux et des Autochtones.

Une stratégie provinciale

Pour remédier à la situation, le conseil demande au gouvernement provincial d'utiliser ces données et de travailler avec des groupes soucieux de l'équité pour créer une stratégie antiraciste.

Le conseil soutient qu’il veut poursuivre sa lutte contre le racisme, notamment par l'entremise de formations, mais qu’à lui seul, il ne peut y arriver.

La stratégie, qui aura pour but de tracer une voie claire vers un Nouveau-Brunswick plus inclusif pour tous les résidents , s'intéresse à un vaste éventail de domaines comme la santé, l'éducation et la vie privée à la vie professionnelle.

C'est une révolution de la pensée avant d'autre chose, c'est-à-dire on brise beaucoup de barrières et qu'on se donne un pacte en tant que citoyen qu’on va arrêter de regarder la personne qui est devant nous, parce que la personne est beaucoup plus que ce qu'elle projette en terme de couleur , soutient Moncef Lakouas, le président du conseil.

La forme que pourrait prendre cette stratégie n'est pas encore déterminée. M. Lakouas assure toutefois que le conseil discute régulièrement avec le gouvernement provincial.

Le Nouveau-Brunswick va être une terre d'accueil, une terre d'inclusion avec la contribution des quatre différentes communautés ethnoculturelles : les Premières Nations en premier, les francophones, les anglophones et les immigrants. Main dans la main, on va pouvoir le faire. Mais, si on ne se parle pas, si on arrive pas à briser les barrières, on va rester dans la situation actuelle.

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