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Un résident de Logement Manitoba meurt parce qu’aucun défibrillateur n’était accessible

Une photo montrant Curtis Robinson enfant et à 70 ans.

Curtis Robinson avait 70 ans.

Photo : Radio-Canada / Austin Grabish

Radio-Canada

Des résidents d’un immeuble de Logement Manitoba estiment que la vie d’un de leur voisin aurait pu être sauvée si un défibrillateur n’avait pas été conservé dans un bureau fermé.

Alors qu’il attendait un rendez-vous médical, en décembre dernier, Curtis Robinson s’est effondré près de l’entrée de son immeuble destiné aux personnes âgées de 55 ans et plus situé au 101, rue Marion, à Winnipeg.

Je regarde ma caméra de surveillance tout le temps et je vois ce pauvre homme tomber. Je me suis dit qu’il avait peut-être subi un arrêt cardiaque, raconte Rob Vermeppe.

Une autre locataire, Patricia Hiebert, explique qu’elle a vu Curtis Robinson à terre et qu’un autre voisin l’a tiré à l’intérieur et a tenté de le ranimer.

Patricia Hiebert devant un tunnel.

Patricia Hiebert veut que des panneaux soient installés afin que les habitants de l'immeuble sachent où se trouvent les défibrillateurs.

Photo : Radio-Canada / Austin Grabish

Puis, quelqu’un a demandé si on avait un défibrillateur, et personne ne le savait, dit-elle.

Un concierge est ensuite arrivé, expliquant qu’il y en avait un, mais qu’il se trouvait dans un bureau. Il lui a fallu de 6 à 7 minutes avant de revenir avec l’appareil, selon une estimation de Patricia Hiebert.

Quelqu’un aurait dû savoir qu’on avait un défibrillateur, mais personne ne le savait. Ce n’est indiqué nulle part et c’était ça, le problème, dit-elle.

Le fils de Curtis Robinson, Daniel, attend toujours le rapport médical final concernant la mort de son père, mais il a appris que son décès était probablement dû à un arrêt cardiaque.

Je suis convaincu qu’ils auraient pu le ranimer jusqu’à ce qu’il soit transporté à l’hôpital et je suis sûr qu’il aurait été sauvé.

La loi exige des défibrillateurs dans les lieux publics

Selon une autre voisine, Eloise Robinson, aucun des concierges ni des soignants à domicile qui étaient sur place ne savaient utiliser un défibrillateur. Elle pense aussi que ce dernier avait été placé dans un bureau pour éviter qu’il ne soit volé. Elle espère, maintenant, qu’il sera installé dans un endroit plus approprié.

La loi manitobaine exige que des défibrillateurs soient installés dans des lieux publics comme des salles de sport, des centres commerciaux et des écoles, mais pas dans des immeubles de logements.

Eloise Robinson devant un immeuble.

Eloise Robinson était présente aux côtés de Curtis Robinson quand il est mort. Ils étaient voisins.

Photo : Radio-Canada / Austin Grabish

Les recommandations du gouvernement (Nouvelle fenêtre) stipulent que ces machines doivent être utilisées en moins de 3 minutes après un arrêt cardiaque et qu’elles devraient être installées dans un endroit facile d’accès.

[Le défibrillateur] doit être bien visible, situé dans une partie commune et de façon que le public puisse y accéder facilement sans l’aide du personnel de l’établissement, peut-on lire sur le site gouvernemental.

Un porte-parole du gouvernement a confirmé que le défibrillateur était conservé dans un bureau, mais n’a pas expliqué pourquoi.

Formations pour les employés de Logement Manitoba

Le fils de Curtis Robinson estime qu’il est inacceptable qu’un défibrillateur soit conservé dans un lieu inaccessible.

Ça m’enrage davantage, d’autant plus qu’il y avait des probabilités que ce genre de choses arrivent. C’est un immeuble pour les personnes âgées de 55 ans et plus avec un défibrillateur. Pourquoi les concierges ne savaient-ils pas utiliser cet équipement, s’interroge-t-il.

Daniel Robinson dans une salle de classe.

Daniel Robinson pense que son père aurait pu être sauvé.

Photo : Radio-Canada / Austin Grabish

Daniel Robinson souhaite que Logement Manitoba donne des formations à ses concierges afin qu’ils sachent pratiquer des réanimations cardiorespiratoires et utiliser des défibrillateurs.

Le chef du Parti libéral du Manitoba et député de Saint-Boniface, Dougald Lamont, note que cette histoire est terrible , mais qu’elle soulève surtout des questions d’attitude et de formation.

Tout le monde ne saura pas utiliser un défibrillateur, mais tout le personnel de Logement Manitoba devrait le savoir, a-t-il déclaré dans un communiqué.

Selon des informations d'Austin Grabish

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