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L’Université de l’Ontario français recrute quatre nouveaux professeurs

Un bâtiment en construction.

Le campus de l'Université de l'Ontario français à Toronto.

Photo : Capture d'écran - Google Streetview

Maud Cucchi

L'Université de l'Ontario français (UOF) accueille dans ses rangs quatre nouveaux professeurs aux horizons variés. Ces recrues valorisées pour leur rayonnement francophone national et international seront également responsables des quatre baccalauréats offerts dès la rentrée automnale.

En dévoilant leur nomination, mercredi, l’Université compte également attirer d’autres candidatures de professeurs qui souhaiteraient rejoindre l’UOF.

Tous représentent la diversité francophone canadienne, fait valoir le vice-recteur de l’UOF Denis Berthiaume. Il y a une professeure d’origine tunisienne, un collègue à Edmonton venant d’Afrique qui a fait ses études en Belgique, ainsi qu’un collègue latino-américain résidant à Londres mais qui a vécu toute son enfance au Québec.

Les Drs Hela Zahar, Paulin Mulatris, Stéphane Roche et Léandro Vergara-Camus dirigeront respectivement les départements de Cultures numériques, de Pluralité humaine, d'Environnements urbains et d’Économie et innovation sociale, proposés dès septembre 2021 par l’UOF.

« On a cherché aussi à être le plus représentatif des divers visages de cette communauté francophone et francophile de l’Ontario. »

— Une citation de  Denis Berthiaume, vice-recteur de l'UOF

Les nouveaux Pôles d’Études et de Recherches visent à renforcer une multidisciplinarité des cours où se mélangent diverses disciplines traditionnellement étudiées séparément (sociologie, anthropologie…), explique le vice-recteur.

En fin de parcours, un stage professionnalisant doit offrir aux étudiants inscrits en 4e année un accès privilégié à des partenaires francophones locaux qui pourraient les embaucher par la suite.

Recrutement tous azimuts

À mesure que se rapproche la rentrée, la toute nouvelle université franco-ontarienne accélère ses efforts de recrutement tous azimuts. Elle tente aussi d'embaucher un nouveau recteur à la suite de la démission-surprise d’André Roy six mois après son entrée en fonction.

L’UOF est aussi à la recherche d'un spécialiste du recrutement des étudiants. Confrontée à un départ timide de sa période d’inscriptions, avec une soixantaine de demandes d’admission – dont moins de la moitié provenant d’étudiants inscrits aux écoles secondaires de l’Ontario – l’institution cherche à stimuler l’intérêt pour ses programmes.

Denis Berthiaume en fauteuil roulant.

Denis Berthiaume est entré en poste le 4 août 2020.

Photo : Photo offerte par l'UOF

Quand on ouvre un nouveau programme dans les universités en général, on s’attend à tourner en déficit les premières années, explique M. Berthiaume. Avant d’arriver à la masse critique qui permet de faire tourner le programme, on a besoin généralement d’environ deux à trois années.

L’entente conclue entre le gouvernement fédéral et le gouvernement de l’Ontario en 2019 assure un financement de 126 millions de dollars sur huit ans pour l’université.

Dans sa stratégie de communication, l’UOF justifie une approche dite de start-up pour expliquer son rythme de lancement.

On n’a pas le choix de démarrer indépendamment de la situation financière en offrant tous les programmes, poursuit le vice-recteur, pour attirer les gens et fonctionner ensuite de manière autonome.

L’Université de York a bien débuté avec 67 étudiants, lance le vice-recteur. Or, 50 ans plus tard, elle en accueille plus de 50 000.

Attrait de l’enseignement en ligne

Les locaux devraient être prêts d’ici la mi-juillet, assure Denis Berthiaume, mais l’université préfère ne pas promettre de rentrée en personne à ses étudiants, par peur de les décevoir.

L’automne dernier, beaucoup d’universités ont garanti une rentrée en présentiel et deux semaines plus tard, ils ont dû renvoyer tous les étudiants chez eux, poursuit M. Berthiaume.

« C’est très difficile de garantir le présentiel à cause des incertitudes sur le plan sanitaire. On développe des scénarios pédagogiques qui font appel au présentiel et au virtuel. »

— Une citation de  Denis Berthiaume, vice-recteur

Les cours ont d’ailleurs été pensés de façon co-modale avec une adaptation virtuelle stratégiquement conçue pour rejoindre un plus grand bassin d’étudiants à l’échelle de la province, mais aussi hors Ontario, voire de l'étranger.

Ces étudiants pourraient ensuite faire comptabiliser leur période d'études dans leur demande de visa d'immigration, un atout non négligeable qui contribuerait à faire monter en flèche les demandes d'inscription.

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