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L'industrie de la pêche demande à Ottawa de simplifier la venue des travailleurs étrangers

Des travailleurs d'une usine de transformation de fruits de mer.

Cette année, plus de 300 travailleurs étrangers temporaires devraient travailler dans les usines de transformations de produits de la mer (archives).

Photo : Radio-Canada

L'Association québécoise de l'industrie de la pêche (AQIP) appelle Ottawa à simplifier le processus d'embauche pour les travailleurs étrangers temporaires.

L’association a formulé plusieurs demandes au gouvernement fédéral.

Tout d’abord, l’AQIP demande au fédéral de réduire les délais de réponse entre le moment auquel un dossier est remis pour l’embauche d’un travailleur et sa réponse.

Il y a eu de la lenteur l'année dernière, on veut que ça soit beaucoup plus rapide, explique le directeur général de l'association, Jean-Paul Gagné.

Ensuite, l’AQIP dénonce deux situations qu’elle juge inéquitables.

Les travailleurs temporaires employés par les agriculteurs peuvent travailler sur plusieurs sites. Or, ce n'est pas le cas pour les travailleurs étrangers employés par les transformateurs de produits de la mer.

On veut que ça soit plus flexible : actuellement, les travailleurs étrangers ne peuvent pas être transférés d'un site à l'autre sans retourner dans leur pays d’origine.

Une citation de :Jean-Paul Gagné, directeur général de l'Association québécoise de l'industrie de la pêche

Ce sont des frais en double pour rien, ajoute Roch Lelièvre, directeur général de l’entreprise de transformation Lelièvre, Lelièvre et Lemoignan, à Sainte-Thérèse-de-Gaspé.

Les employées, vêtues d'un tablier et d'un bonnet, dépècent des pinces de crabe.

Des travailleurs étrangers dans une usine de transformation alimentaire de produits de la pêche (archives).

Photo : Radio-Canada

En 2020, Ottawa avait permis une exception à la règle en raison de la pandémie. Les travailleurs étrangers temporaires de Lelièvre, Lelièvre et Lemoignan n’avaient pas eu à retourner au Mexique pour prolonger leur séjour et travailler dans les différents sites de l'entreprise.

Le coût de l’analyse du dossier du travailleur par l’administration fédérale est aussi dénoncé. Les agriculteurs payent 205 $ par travailleur étranger tandis que les membres de l'AQIP doivent débourser 1000 $ pour chacun d’entre eux.

Jean-Paul Gagné a bon espoir que le gouvernement fédéral corrige la situation. Il espère toutefois une réponse avant le début de la saison de la pêche, dont la date est décidée par Pêches et Océans Canada.

Si, par exemple, la pêche au crabe des neiges débute le 1er avril, il faut que les travailleurs arrivent vers le 15 mars, explique-t-il.

Les membres de l'association veulent être sûrs que ces travailleurs aient terminé leur quarantaine lorsque les activités des usines de transformation des produits de la mer recommenceront.

Manque criant de main-d’œuvre

L’embauche de travailleurs étrangers temporaire est nécessaire pour les transformateurs de la région de Gaspé pour faire face à la pénurie de main-d'œuvre.

On a besoin de monde, explique Roch Lelièvre, on engage tout ce qui est possible localement, mais il nous manque de la main-d'œuvre.

L’entreprise de Sainte-Thérèse-de-Gaspé compte faire appel cette année à 52 travailleurs étrangers temporaires, soit le double de l’année dernière.

Sans cette main-d'œuvre, les transformateurs ne peuvent plus opérer au maximum de leur capacité.

Jean-Paul Gagné appelle à démystifier la venue de travailleurs étrangers temporaires. Il va falloir faire ça pour plusieurs années, peut-être même pour de bon, parce qu’on manque d’employés, prévient-il.

L'AQIP s'attend à ce que ses membres accueillent 320 travailleurs étrangers temporaires cette année.

Au moment de publier, Emploi et développement social Canada n’avait pas répondu à nos questions.

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