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Les voyageurs sans hôtel s'exposent à des amendes salées, dit le ministre LeBlanc

Dominic LeBlanc assis devant des drapeaux du Canada.

Le ministre Dominic LeBlanc a rappelé que le gouvernement demandait depuis des mois aux Canadiens d'éviter les voyages non essentiels.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

Malgré les cafouillages du système téléphonique, les voyageurs qui reviennent au pays par avion et qui n'ont pas réussi à réserver une chambre d'hôtel pourraient devoir payer une amende salée.

Le ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, dit comprendre la frustration de ceux qui ont attendu des heures avant de pouvoir réserver leur chambre d'hôtel, qu'ils doivent obligatoirement occuper dans l'attente d'un résultat négatif à un test de COVID-19.

Il précise que ce ne sont pas les politiciens qui décideront d'imposer ou non une amende à ceux qui n'ont pas de chambre réservée à leur arrivée, mais bien les agents frontaliers. L'Agence des services frontaliers du Canada a plutôt renvoyé ces questions à l'Agence de la santé publique du Canada.

La Presse canadienne avait acheminé lundi des questions à l'Agence de la santé publique au sujet des pénalités aux voyageurs; mardi après-midi, les réponses se faisaient toujours attendre.

Certains voyageurs ont confié aux journalistes qui les attendaient à l'aéroport de Montréal, lundi, avoir attendu pendant des heures, voire des jours avant de parler à un agent d'American Express Global Business Travel, qui gère le système téléphonique de réservation d'hôtels.

En trois jours, l'entreprise a dû gérer pas moins de 45 000 appels de voyageurs soucieux de réserver leur chambre d'hôtel à temps. Une fraction de ceux-ci ont réussi à obtenir la ligne.

Ça fait plusieurs mois [...] que nous avisons les gens de ne pas voyager. [...] On a aussi dit, depuis plusieurs mois, que les règles entourant la quarantaine, les mesures de tests de dépistage pourront changer à tout moment et sans préavis, a répondu M. LeBlanc en guise de réponse à une journaliste qui relatait les problèmes des voyageurs.

Nous encourageons tout le monde, aussi, de ne pas appeler pour réserver des hôtels s'ils n'ont pas besoin d'une chambre d'hôtel dans les 48 heures qui suivent l'appel, a-t-il ajouté.

M. LeBlanc dit être convaincu qu'on fera preuve de gros bon sens pour ces personnes qui auront prouvé qu'elles ont tenté de réserver une chambre d'hôtel, sans succès.

Je peux imaginer que cette discrétion-là peut être exercée d'une façon quand même intelligente et on s'attend à ce que ce soit le cas, a-t-il affirmé.

Par ailleurs, le gouvernement fédéral a dû justifier, en conférence de presse, la raison pour laquelle il s'était tourné vers American Express pour gérer ce système de réservation.

Le directeur des communications de la ministre de l'Approvisionnement, James Fitz-Morris, a par la suite expliqué à La Presse canadienne que cette entreprise avait déjà un contrat avec le gouvernement fédéral pour gérer, en temps normal, les voyages des fonctionnaires.

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