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Le Manoir Liverpool ne sera pas un « bouc émissaire »

Une pancarte qui indique le Manoir Liverpool, une résidence pour aînés à Lévis.

Le Manoir Liverpool est une résidence pour aînés à Lévis.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

L’avocat des propriétaires du Manoir Liverpool, une résidence pour aînés de Lévis accusée de maltraitance, n’acceptera pas que l’établissement serve de « bouc émissaire » et dénonce une « parodie de justice » entreprise par le CISSS de Chaudière-Appalaches.

Dans un point de presse mardi après-midi, l’avocat Jean-François Bertrand est revenu sur les grandes lignes de la poursuite de 700 000 $ déposée la semaine dernière contre le CISSS de Chaudière-Appalaches. Selon lui, le rapport du CISSS qui conclut à de la maltraitance organisationnelle est le résultat d’un travail bâclé et biaisé de la part de l’enquêtrice.

Me Bertrand avance qu’il est même farfelu de dire que les propriétaires avaient mis en place un stratagème pour camoufler la vérité. Selon lui, il aurait été impossible de camoufler l’insalubrité, comme le décrit le rapport d’enquête, pendant des années, alors que les employés du CISSS étaient présents tous les jours au Manoir Liverpool et que l’établissement avait passé le test de nombreuses inspections surprises au fil des années.

Si l’avocat admet que des incidents ponctuels sont survenus au Manoir, il avance qu’il ne s’agissait en aucun cas de problèmes systémiques ni d’une culture organisationnelle. Me Bertrand souligne au passage que les accréditations fédérales et provinciales du Manoir Liverpool ont été renouvelées par les autorités compétentes en septembre 2019 et en janvier 2020.

Sous-financement et cas lourds

Me Bertrand écorche aussi les gouvernements successifs pour le sous-financement des résidences pour aînés au Québec décrié depuis longtemps. Selon lui, les problèmes du Manoir Liverpool sont l’apanage de nombreuses résidences privées du Québec et les politiciens devraient se regarder dans le miroir.

L'avocat Jean-François Bertrand s'adresse aux médias.

L'avocat Jean-François Bertrand

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Malgré les belles promesses véhiculées à chaque élection, [les gouvernements] n’ont jamais rien fait pour améliorer le système de résidences privées pour aînés au Québec.

Une citation de :Me Jean-François Bertrand, avocat des propriétaires du Manoir Liverpool

Bien que le Manoir Liverpool ait reçu trois mandats pour agir comme ressource intermédiaire, l’avocat juge que des cas beaucoup trop lourds d’adultes en perte d’autonomie ont été confiés à l’établissement. Le Manoir s'est plaint que des cas n'auraient pas dû lui être référés parce que c'étaient des cas trop lourds, avance l’avocat en dénonçant la sourde oreille du CISSS quant aux demandes des propriétaires.

Enquête publique et diffamation

Jean-François Bertrand demande une enquête publique pour laver l’honneur et la réputation des propriétaires du Manoir Liverpool plutôt qu’une enquête en catimini à l'instar de celle qu'a réalisée le CISSS de Chaudière-Appalaches.

Ça, c'est de la foutaise. C'est pas ça qu'on veut. Ce qu'on veut, c'est une véritable enquête publique et/ou aller devant le tribunal de droit commun, ce que nous avons déjà commencé à faire, martèle l’avocat.

Il ajoute que les propriétaires du Manoir Liverpool songent aussi à poursuivre le ministre de la Santé, Christian Dubé, et la ministre responsable des aînés, Marguerite Blais, en diffamation pour leurs propos tenus sur la place publique après la publication du rapport synthèse de l’enquête du CISSS.

Il y a eu des propos tenus par les ministres Blais et Dubé qui n'avaient pas leur raison d'être, qui étaient diffamatoires à l'endroit des propriétaires.

Une citation de :Me Jean-François Bertrand, avocat des propriétaires du Manoir Liverpool

Il précise que, pour l’instant, les propriétaires en ont plein les bras avec les procédures en cours et qu’ils ont un délai d’un an pour intenter des poursuites en diffamation.

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