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Procès de Corey Hurren : la Couronne demande une peine de 6 ans de prison

L'homme qui a défoncé les grilles de Rideau Hall sera fixé sur son sort le 10 mars.

Corey Hurren, portant une casquette et des lunettes de soleil, regarde la caméra.

Corey Hurren connaîtra son sort le 10 mars.

Photo : LinkedIn

Radio-Canada

La Couronne demande une peine de six ans d'emprisonnement (moins le temps déjà purgé) et une interdiction à vie de posséder des armes à feu pour Corey Hurren, le réserviste canadien qui avait percuté, au volant de son véhicule, les grilles de Rideau Hall l’été dernier.

L’homme originaire du Manitoba et âgé de 46 ans a plaidé coupable à 8 chefs d’accusation en février.

Selon l'exposé des faits lu dans la salle d'audience après le plaidoyer de Corey Hurren, il voulait arrêter Justin Trudeau pour les restrictions imposées par le gouvernement fédéral concernant la COVID-19 et en raison de son interdiction de certaines armes à feu.

L’avocate de la Couronne, Meaghan Cunningham, a déclaré que Corey Hurren avait délibérément décidé de s'équiper de cinq armes à feu, de plusieurs cartouches et d'un couteau avant de traverser les frontières provinciales pour attaquer le premier ministre.

Bien qu’il n’y ait, dit-elle, aucune preuve que le Manitobain a voulu tuer Justin Trudeau, ses actions étaient loin d’être anodines et elles auraient pu conduire à un échange de coups de feu avec la police.

Décision dans quelques semaines

L’avocat de Corey Hurren, Michael Davies, a fait valoir que, en tant que réserviste et propriétaire d’une petite entreprise, son client contribuait à la société. Il a ajouté que la vie de ce dernier avait commencé à s’effondrer quand il a perdu son emploi et que son sort a empiré à cause des restrictions liées à la COVID-19. Pour ces raisons, il demande une peine de trois ans maximum pour Corey Hurren.

Un rapport médical cité par l’accusation et la défense note que le quadragénaire souffrait de dépression au moment des faits.

Michael Davies a déclaré que son client avait pris une série de mauvaises décisions en se rendant à Ottawa avec un ensemble d'armes à feu, mais que le juge devrait considérer le fait qu'il a posé ses armes lorsqu'il a été rattrapé par la police et que personne n'a été blessé dans l'incident.

Le juge Richard Wadden, chargé du dossier, a déclaré qu’il rendrait sa décision le 10 mars, car il a besoin de temps.

Par ailleurs, il a donné l’occasion à Corey Hurren de prendre la parole pendant l’audience, mais celui-ci a décliné son offre.

Selon des informations de Catharine Tunney

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