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La santé et la sécurité des migrants détenus à Laval sont menacées par la COVID-19

Des gardes se tiennent à l'extérieur des portes du centre de détention pour immigrants à Laval.

Des gardes se tiennent à l'extérieur des portes du centre de détention pour immigrants à Laval.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

La Presse canadienne

Des groupes communautaires réclament la libération des personnes migrantes détenues au Centre de surveillance de l'immigration (CSI) de Laval à la suite d'une éclosion de COVID-19 dans l'établissement.

Selon les informations obtenues par Solidarité sans frontières, certains de ces détenus ont entamé une grève de la faim pour protester contre les conditions d'hygiène insalubres, le confinement en solitaire et le risque pour leur santé et leur sécurité personnelles.

Au moins quatre cas de COVID-19 ont été dépistés, mais l'ensemble des personnes détenues, qui seraient au nombre de 12 à 15 environ, ont été placées en isolement. Les visites ont été annulées depuis le 16 mars, ce qui limite l'accès à du soutien juridique et aggrave l'isolement des détenus.

Les organismes ont présenté des témoignages de personnes présentement détenues ou qui l'ont été durant la première vague de la pandémie au printemps. Ces personnes ont fait état de chambres minuscules et mal entretenues, de conduits d'aération remplis de poussière causant des irritations et difficultés respiratoires, de l'incapacité de voir leurs proches ou même de laver leurs vêtements.

Les personnes détenues au CSI de Laval sont soit en attente de déportation, soit sans papiers. Elles sont susceptibles d'être entrées de manière irrégulière au Canada et les autorités craignent des fugues.

Les groupes communautaires qualifient cette détention non seulement d'inutile, mais de cruelle et de dangereuse en temps de pandémie.

Une première grève de la faim avait été entamée au printemps dernier par des détenus de l'établissement. La plupart des personnes retenues au CSI de Laval avaient été libérées à la suite de ce mouvement.

Solidarité sans frontières fait valoir que la détention de ces personnes ne fait qu'aggraver le risque d'une propagation entre les murs de l'établissement, d'autant plus que les personnes détenues signalent de nombreux manquements aux règles sanitaires de base chez les employés du Centre.

L'organisme déplore que, même si elle a temporairement suspendu les déportations au Québec, l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) résiste aux demandes de libération des personnes détenues.

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