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Baisse « marquée » des infections nosocomiales en Estrie

Une infirmière se penche sur un patient de la COVID-19 à l'hôpital.

ULa transmission de la gastroentérite et de l'influenza dans les hôpitaux est particulièrement faible.

Photo : Getty Images / Mario Tama

Les maladies nosocomiales, c'est-à-dire celles qui sont transmises à l'intérieur des murs des établissements de santé, affichent un important recul depuis le début de la pandémie en Estrie.

D'avril 2019 à mars 2020, les établissements ont été aux prises avec 1510 jours d'éclosion. Puis, entre avril 2020 et janvier 2021, seulement 224 jours d'éclosions ont été rapportés, en excluant les éclosions de COVID-19. 

Nombre de jours d'éclosions  

  • 2019-2020 : 1510 jours
  • 2020-2021* : 224 jours

* L'année 2020-2021 n'inclut que les données des 9 premiers mois

Source : CIUSSS de l'Estrie-CHUS

Cette baisse est particulièrement marquée pour la gastroentérite et l'influenza, qui ont connu une diminution de plus de 90 % des jours d'éclosion en 2020-2021. 

Les données concernant les diarrhées associées à la bactérie C. difficile montrent, quant à elles, un portrait plutôt stable par rapport à l'année précédente, avec 62 jours d'éclosions.  

Des mesures sanitaires efficaces 

Ces données montrent que les mesures de prévention des infections mises en place pour prévenir la COVID-19 ont été efficaces pour contrer d'autres infections, souligne la chef du Service de prévention et contrôle des infections au CIUSSS de l'Estrie CHUS, Julie Gagné. 

C'est un beau succès qui montre que notre taux de lavage des mains et nos autres mesures de prévention des infections portent [leurs] fruits.

Une citation de :Julie Gagné, chef du Service de prévention et contrôle des infections au CIUSSS de l'Estrie CHUS

Le chef médical au Service de microbiologie du Département de médecine de laboratoire du CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Philippe Martin, souligne qu'avant la COVID-19, la proximité entre certains patients pouvait notamment être propice à la transmission de certaines maladies.

Ça a changé beaucoup nos façons de faire dans les hôpitaux. Avec la présence de COVID, on a tenté d'éviter les regroupements de patients. On est plus stricts sur les mesures de prévention, d'hygiène des mains et le port du masque, et tout ça a un impact sur les maladies nosocomiales qui surviendraient dans nos hôpitaux normalement, explique-t-il.

Ces données laissent entrevoir également que la COVID-19, qui s'est propagée à grande vitesse dans les établissements, est beaucoup plus contagieuse que certains virus auxquels les hôpitaux sont normalement confrontés.  

Il est vrai que la COVID-19 a un petit défi supplémentaire, puisqu'elle se transmet par des gens qui ne présentent pas de symptômes, ce qui est plus compliqué par rapport à certaines autres infections nosocomiales, avance Philippe Martin.

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