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La FIQ fait le procès de la députée Suzanne Blais

Une dizaine de personnes sont assises sur des chaises pliantes placées sur le trottoir devant le bureau de la députée Suzanne Blais. Tous les membres portent un couvre-visage.

Des membres de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec étaient rassemblés mardi devant le bureau de la députée Suzanne Blais à Amos mardi matin.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Le Syndicat interprofessionnel en soins de santé de l’Abitibi-Témiscamingue (FIQ-SISSAT) a poursuivi sa série d’actions de visibilité, mardi à Amos, en visitant le bureau de la députée d’Abitibi-Ouest, Suzanne Blais.

Par le biais d’une audition symbolique devant un Ordre professionnel, la FIQ a défilé une série de neuf accusations contre la députée, dénonçant notamment son inaction face à la crise de la main-d’œuvre en soins infirmiers dans la région.

Selon le président du syndicat, Jean-Sébastien Blais, Suzanne Blais ferme les yeux sur une situation qui ne peut plus durer. La FIQ l’a donc symboliquement condamnée à ne plus pouvoir se présenter aux élections.

La décision était unanime, Mme Blais est coupable, affirme-t-il. On a besoin de s’associer avec les bonnes personnes, parce qu’on a besoin de l’aide de Québec pour traverser la crise actuelle. Mme Blais ne semble pas vouloir faire partie de la solution. C’est extrêmement frustrant quand on sait qu’elle a déjà travaillé comme infirmière auxiliaire. Elle est complètement déconnectée de ce qui se passe dans la région.

La main-d’œuvre indépendante

Pour la FIQ, le gouvernement du Québec doit s’asseoir avec les syndicats pour s’attaquer aux conditions de travail des infirmières et à l’utilisation massive de la main-d’œuvre indépendante en Abitibi-Témiscamingue.

On s’enligne pour un déficit de 40 millions de dollars en raison de la main-d’œuvre indépendante, rappelle-t-il. Jusqu’où va-t-on se rendre avant que quelqu’un réalise que ça n’a pas de bon sens? La situation amène de la frustration dans les équipes, parce que les conditions de travail dans le privé sont très différentes. Donnons de bonnes conditions de travail à nos membres et on pourra augmenter le recrutement, améliorer la rétention et donner du souffle au réseau.

Infirmier à Senneterre, Alexandre Chabot espère que le discours de la FIQ pourra être entendu au gouvernement.

On doit dénoncer l’exode vers le privé, lance-t-il. Ce n’est pas facile de voir des gens avec qui tu travailles depuis longtemps quitter parce que c’en est rendu trop. Moi-même, j’y ai déjà pensé, mais j’aime ma profession et j’ose espérer que ça va s’améliorer. C’est ce qu’on revendique.

Suzanne Blais, candidate de la Coalition avenir Québec, en compagnie du chef de la CAQ François Legault

Suzanne Blais en compagnie du premier ministre, François Legault (archives)

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Par courriel, la députée Suzanne Blais a réagi à cette action de visibilité. Je tiens à assurer mes concitoyens qu’en tant que députée, je travaille pour qu’on puisse attirer du personnel soignant dans notre région pour être encore plus en mesure d’offrir des soins sécuritaires à la population, écrit-elle.

J’ai travaillé dans le milieu hospitalier pendant près de 20 ans, je comprends la réalité des infirmières et je les remercie pour leur travail auprès des patients, particulièrement dans le contexte difficile que nous vivons avec la COVID-19.

Une citation de :Suzanne Blais, députée d'Abitibi-Ouest

Notre gouvernement réitère son engagement à réduire la charge de travail du personnel infirmier. L’entente de principe dont nous avons convenu avec la FIQ prévoit l’ajout d’infirmières et des mesures incitatives au temps complet, pour avoir plus de personnel disponible. Nous allons également travailler conjointement avec les syndicats pour réduire le recours aux agences de placement de personnel, conclut-elle.

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