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Matières résiduelles : plusieurs objectifs atteints à Gatineau

Un bac gris de 120 litres distribués par la Ville de Gatineau avec de nombreux sacs de déchets autour.

À partir du 15 juillet, seuls les nouveaux bacs gris de 120 litres distribués par la Ville de Gatineau seront autorisés pour la collecte des matières résiduelles (archives).

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

La Ville de Gatineau qualifie de « mission accomplie » son Programme de gestion des matières résiduelles (PGMR) pour la période de 2016-2020, et cela, même si l’objectif global de réduction des matières qui se retrouvent au dépotoir n’a pas été atteint.

L’objectif global visant une réduction de 45 % d’ordures ménagères enfouies en 2020 par rapport à 2013 n’a pas été atteint. Le résultat pour la Municipalité est de 18 %.

Selon la Ville, l’entrée en vigueur du programme de gestion en janvier 2017 plutôt que 2016, les inondations et aussi la pandémie expliquent en partie la raison pour laquelle cet objectif n’a pas été atteint.

Lors de la présentation du bilan, pendant le comité plénier de la Ville de Gatineau mardi, il a été démontré que 80 % des actions du PGMR sont réalisées ou ont débuté.

Le programme pour la période de 2016 à 2020 fixait comme objectif de recycler 70 % du papier, du carton, du plastique, du verre et du métal résiduels. Les résidents ont répondu à l’appel; 83 % des matières recyclables générées sont récupérées en 2020.

La Ville voulait aussi recycler ou valoriser 80 % des résidus de béton, de brique et d’asphalte. Résultat, 86 % des résidus de construction, rénovation et démolition générés sont récupérés en 2020.

Un bac brun sur le bord d'une rue en hiver.

La réduction de 18 % d’ordures ménagères enfouies en 2020 par rapport à 2013 à Gatineau a été obtenue grâce, entre autres, au compostage.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin se dit satisfait des résultats, même si certains objectifs n'ont pas été atteints.

Nos progrès sont assez impressionnants dans tous les aspects de la gestion des matières résiduelles. On reste dans le peloton de tête des autres villes du Québec.

Une citation de :Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Les gens voient l'urgence d'agir et la collaboration des citoyens est très grande. Je suis positif pour l’avenir. Il reste du travail à faire, mais les gens en voient toute l’importance, ajoute le maire Pedneaud-Jobin.

Les commerçants : prochain secteur visé

Pour son prochain programme de gestion de déchets, la Municipalité compte maintenant mettre en place des initiatives dans le domaine institutionnel et des entreprises, où certains objectifs n’ont pas été atteints au cours des quatre dernières années.

Selon le maire, les entrepreneurs ont hâte de fournir leur part d'efforts. Je pense que les gens d’affaires veulent collaborer, explique M. Pedneaud-Jobin. Mon inquiétude, c'est plus la mécanique de tout ça. Quel genre d’outil on doit se donner? Sur la volonté des gens d'affaires de faire leur part, je n'ai pas tellement d’inquiétude.

La présidente de la Commission sur le développement du territoire, l'habitation et l'environnement et conseillère du district du Plateau, Maude Marquis-Bissonnette, dit que les résidents ont répondu à l’appel de la Ville en faisant leur part, mais que du côté des entreprises, il reste beaucoup de travail à faire.

Les Gatinois ont pris de bonnes habitudes, mais quand ils arrivent dans des commerces, ça fait mal un peu quand on voit qu’on ne recycle pas ou qu'on ne fait pas de compostage, affirme Mme Marquis-Bissonnette, en point de presse.

Maude Marquis-Bissonnette répond aux questions des journalistes.

Maude Marquis-Bissonnette, présidente de la Commission sur le développement du territoire, l'habitation et l'environnement de Gatineau

Photo : Radio-Canada

Le prochain PGMR sera axé davantage sur les ICI [industries, commerces et institutions] et, oui, je pense qu’on pourra donner une pause aux citoyens de Gatineau, ajoute-t-elle.

Et on a besoin de faire ces changements-là pour l'environnement, conclut la conseillère.

Avec des informations de Nathalie Tremblay

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