•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Santé mentale et toxicomanie : le N.-B. présente son plan d’action

Dorothy Shephard.

La ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Dorothy Shephard, va présenter son plan en matière de santé mentale et de toxicomanie, mardi après-midi (archives).

Photo : Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Radio-Canada

Un accès plus facile et plus rapide aux services en santé mentale et en traitement de la toxicomanie devrait être au cœur du plan d’action que la ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Dorothy Shephard, va présenter mardi après-midi.

Certains aspects du plan sont basés sur des projets pilotes déjà en cours, dont l’unité d’intervention rapide lancée à Saint-Jean en octobre. Dans ce cadre, des policiers et des infirmières immatriculées travaillent en tandem pour répondre à des appels ou faire un suivi auprès de patients considérés comme étant à risque élevé.

Ce projet pilote dispose d’un budget de fonctionnement de 900 000 $ sur trois ans. Le groupe d'intervention a répondu en moyenne à 234 appels par mois en novembre, décembre et janvier.

La ministre pourrait aussi donner plus de détails sur l’expansion d’un modèle de service de santé mentale sans rendez-vous similaire à celui lancé à Campbellton en décembre. Cette clinique, qui est ouverte trois jours par semaine, accueille des personnes qui n’ont pas de rendez-vous, mais qui sont prêtes à demander de l’aide. La clinique leur offre un service de soutien psychologique le jour même.

Dorothy Shephard a déjà annoncé l’intention d’ouvrir 13 cliniques du genre dans la province.

Elle a aussi déjà signalé sa volonté de réduire le temps d’attente des patients et d’offrir un soutien approprié aux personnes au début de leur épisode de détresse avant que leurs difficultés ne s'aggravent.

Réduire les risques ou appliquer les lois?

Durant la dernière campagne électorale provinciale, les progressistes-conservateurs de Blaine Higgs ont promis de s’attaquer au défi des drogues dures en faisant de la prévention auprès des jeunes, en offrant plus d’occasions de traitement et en appuyant la lutte antidrogue.

La plateforme électorale du parti promettait de cibler le crime organisé et d’interrompre l’approvisionnement en drogues.

Une partie de cet objectif est déjà atteint à cause de la pandémie, et ce, non de façon positive, estime la directrice de l’organisme Ensemble Moncton, Debby Warren.

Debby Warren.

Debby Warren affirmait en 2019 que la montée en popularité de la méthamphétamine en cristaux a mis en lumière l'insuffisance des programmes de traitement au Nouveau-Brunswick.

Photo : CBC/Vanessa Blanch

Depuis la fermeture des frontières aux déplacements non essentiels, les consommateurs de drogues connaissent moins bien l’origine et le contenu de ces produits, explique Mme Warren.

La méthamphétamine en cristaux est devenue la drogue la plus facilement accessible et elle coûte beaucoup moins cher, déplore-t-elle.

Debby Warren ajoute que l'approvisionnement en opioïdes pharmaceutiques est aussi touché. Elle craint que les consommateurs de ces produits se rabattent davantage sur le marché noir, dont les comprimés peuvent contenir du fentanyl.

Ensemble Moncton, précise Mme Warren, a prévu une salle réservée à un programme de prévention des surdoses. L’organisme offrirait ainsi un lieu et du matériel sécuritaire pour les consommateurs. En cas de surdose, le personnel pourrait administrer des médicaments comme la naloxone et appeler les services médicaux.

Debby Warren dit avoir besoin d’argent supplémentaire pour embaucher le personnel, acheter le matériel et payer l’assurance. Les coûts de l’assurance pour le programme de seringues à eux seuls ont augmenté d’environ 1100 $ à 11 000 $ l’an dernier.

La pandémie risque d’entraîner plus de demandes

Le Nouveau-Brunswick fait état d’un plus grand nombre de demandes pour des services en matière de santé mentale et de toxicomanie depuis 2015. La hausse dans le cas des adultes est de 9 %, elle est de 33 % dans le cas des jeunes et des enfants.

Le gouvernement s’attend à des conséquences à long terme de la pandémie. La plate-forme électorale des progressistes-conservateurs mentionne un sondage non précisé selon lequel 51 % des Néo-Brunswickois estiment qu’ils sont plus à risque d’avoir des problèmes de santé mentale à cause de l’isolation, du stress financier, d’une plus grande consommation de substance et d’une aggravation de la violence conjugale.

Avec les renseignements de Rachel Cave, de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !