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COVID-19 : l'Estrie fait la détection de variants sur tous ses tests positifs

Des éprouvettes dans un plateau.

Ces analyses sont réalisées à Sherbrooke depuis le 17 février.

Photo : Reuters / Cooper Neill

En Estrie, tous les résultats positifs de COVID-19 passent maintenant par un procédé de criblage. Ces analyses, réalisées à Sherbrooke depuis le 17 février, permettent de détecter la présence de variants connus du coronavirus. Le CIUSSS de l'Estrie - CHUS s'est même doté de nouveaux appareils pour accélérer la cadence d'analyse, et les effectuer plus facilement.

Le nouveau module d'appareils, le Flow, est installé à l'Hôpital Fleurimont.

On détecte la mutation qui n'est pas nécessairement spécifique pour un variant à surveillance rehaussée, comme le variant britannique. On fait une première étape, et ça devient un cas qu'on appelle présomptif.

Une citation de :Philippe Martin, chef médical au Service de microbiologie du Département de médecine de laboratoire du CIUSSS de l'Estrie-CHUS

Déjà quelques tests suspectés de contenir un variant en Estrie ont été envoyés au laboratoire de santé publique du Québec afin de faire des analyses complémentaires.  

Pour l'instant, un seul cas confirmé de variant a été détecté en Estrie. Ce cas avait été détecté en tout début de 2021. 

1000 tests de plus par jour 

L'acquisition du nouveau module d'appareils Flow permettra aussi au CIUSSS de l'Estrie-CHUS d'effectuer 1000 tests de dépistage de la COVID-19 chaque jour. 

Ils s'ajoutent à l'appareil COBAS 6800, acheté au début de la pandémie, et à d'autres appareils, qui permettront maintenant d'effectuer de 2500 à 3000 tests par jour.

Lorsqu'on avait beaucoup de tests, on avait beaucoup de difficultés à fournir les résultats rapidement. Donc, ça vient vraiment augmenter notre flexibilité pour faire des analyses.

Une citation de :Philippe Martin, chef médical au Service de microbiologie du Département de médecine de laboratoire, CIUSSS de l'Estrie-CHUS

Selon Philippe Martin, ces appareils couvriront l'ensemble des besoins de la région, puisqu'au plus fort de la crise, le laboratoire recevait jusqu'à 3000 échantillons par jour.  

Des techniciennes sont devant l'appareil.

Le module d'appareils Flow permettra de faire plus de tests de dépistage et d'effectuer du criblage.

Photo : CIUSSS de l'Estrie-CHUS

De plus, comme ils réalisent les tests de façon automatisée, ils allégeront la tâche des techniciennes de laboratoires.

L'automne dernier, au plus fort de la crise, elles soutenaient avoir du mal à soutenir la cadence, au point où certaines techniciennes ont souffert de douleur musculosquelettiques en raison des mouvements répétitifs qu'elles devaient effectuer. 

Mieux outillés en cas de pénurie

Par ailleurs, le nouveau module Flow devrait permettre à la région d'être moins vulnérable aux pénuries de réactifs vécues dans les derniers mois.

Certains des produits chimiques nécessaires aux analyses ont fait l'objet de pénurie cet automne, forçant les techniciennes à effectuer toutes les analyses manuellement.  

Avec le COBAS 6800, on était obligés d'utiliser le réactif de la compagnie Roche, qui est en demande mondialement. Donc, ça nous a limité dans notre capacité à utiliser l'appareil. C'est pour cette raison-là qu'on a introduit le système Flow, décrit Philippe Martin.

On peut utiliser plusieurs réactifs différents, ça nous donne beaucoup plus de latitude pour effectuer les analyses.

Une citation de :Philippe Martin, chef médical au Service de microbiologie du Département de médecine de laboratoire du CIUSSS de l'Estrie-CHUS

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