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Près de 50 000 $ amassés pour venir en aide aux propriétaires de la Ferme le Caprivore

Éliane Gélinas-Frenette et Vincent-Olivier Bastien souriant avec des chevre dans les bras.

Éliane Gélinas-Frenette et Vincent-Olivier Bastien sont propriétaires de la Ferme le Caprivore à Bonaventure (archives).

Photo : Radio-Canada/Isabelle Larose

Radio-Canada

Une campagne de sociofinancement a déjà permis d'amasser près de 50 000 $ pour les deux jeunes propriétaires de la Ferme le Caprivore, à Bonaventure, qui a été la proie des flammes vendredi.

Un deuil comme ça, ça se vit en famille, mais de savoir qu'on a un filet et qu'on est supportés, ça aide beaucoup, affirme le copropriétaire de la Ferme le Caprivore, Vincent-Olivier Bastien, en entrevue à l'émission Bon pied, bonne heure.

C'est la Chambre de commerce de la Baie-des-Chaleurs qui a mis sur pied la campagne de sociofinancement, avec un objectif initial de 25 000 $.

Ça s'est ramassé en cinq heures, lance le directeur général de l'organisation, Maurice Quesnel.

Le soir, on a augmenté l'objectif à 35 000 $ et ça continue. Hier soir, quelqu'un est venu porter un chèque à la maison, un autre veut venir cet après-midi. Ce sont des jeunes entrepreneurs dynamiques, il faut les supporter, souligne-t-il.

Mardi matin, le total s'élève à plus de 49 400 $ amassés, et les dons continuent d'affluer.

Cette campagne de sociofinancement, c'est juste la pointe de l'iceberg de ce qu'on a eu comme amour, comme support, précise Vincent-Olivier Bastien.

Le jeune entrepreneur et sa conjointe et partenaire, Éliane Gélinas-Frenette, commercialisaient la viande de leurs chèvres depuis l'été 2015. Ils avaient également des cochons et des alpagas, qui ont péri dans l'incendie. Heureusement, leurs poules ont survécu et sont présentement hébergées par des amis du couple.

Ils souhaitent maintenant prendre le temps de se remettre de la perte de leur élevage avant de réfléchir à une éventuelle reconstruction.

Le plus dur, c'est le matin et le soir, quand on devait aller nourrir les animaux. De comprendre qu'en ce moment, on n'a pas à y aller... c'est pas mal le plus dur, témoigne le producteur.

Ce n'est pas facile à reconstruire, mais ce n'est pas impossible non plus. Pour l'instant, la suite n'est pas écrite, mais il va y en avoir une, c'est sûr.

Vincent-Olivier Bastien, copropriétaire de la Ferme le Caprivore

Depuis 2019, le couple avait aussi acquis une partie des activités de l'entreprise Naturellement Antioxydant.

Nos autres projets, la boutique, la boucherie, tout ce qui a rapport avec l'aronia, le thé de Labrador, ça continue, assure Vincent-Olivier Bastien.

Pour ce qui est de la production animale, on va prendre le temps de voir exactement ce qu'on veut faire. Si on reconstruit, on veut reconstruire de la meilleure façon, ajoute-t-il.

Malgré cette épreuve, les deux entrepreneurs de moins de 30 ans, parents d'une enfant de quatre ans, tiennent à remercier la communauté qui leur est venue en aide dès le lendemain de l'incendie, tout en respectant leur vie privée.

Le monde des producteurs agricoles est rempli d'amour. Tous les producteurs qui nous ont appelés étaient aussi émus et bouleversés que nous. Ils savent exactement ce que ça représente, on a vraiment senti beaucoup d'amour, affirme Vincent-Olivier Bastien.

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