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Traverse vers Saint-Siméon : Rivière-du-Loup veut que la STQ revoie le mandat de son étude

Le traversier NM Trans-Saint-Laurent à Rivière-du-Loup.

La STQ souhaite réévaluer l'avenir de la traverse entre Rivière-du-Loup et Saint-Siméon (archives).

Photo : Radio-Canada

La Ville de Rivière-du-Loup revient à la charge concernant le possible déménagement de la traverse Rivière-du-Loup–Saint-Siméon vers Cacouna. Après avoir invité le premier ministre à intervenir dans le dossier et lancé sa propre étude pour connaître les retombées de la traverse, elle demande maintenant à la Société des traversiers du Québec (STQ) de revoir le mandat de son étude sur l'avenir du service.

Lors du conseil municipal de lundi soir, les élus ont adopté une résolution afin que le choix du navire et les problèmes de sédiments au port de Rivière-du-Loup soient évalués dans l'étude.

Selon la mairesse Sylvie Vignet, l'envasement est un problème qui doit être réglé. Il faut qu'ils nous aident à trouver une solution pour ça. On a amené plein de possibilités, mais si elles ne sont pas considérées, la décision va se prendre sur des éléments qui ne seront pas complets, plaide-t-elle.

Quant au Saaremaa I, qui pourrait prendre la relève du Trans-Saint-Laurent, les élus de Rivière-du-Loup souhaitent que d'autres possibilités soient explorées.

Le Saaremaa, on pense que ce n'est pas le bon bateau. À Matane, ils sont obligés d'engager un brise-glaces parce que le Saaremaa pogne dans la glace. Il y a un problème. Si c'est de même à Matane, ce ne sera pas mieux ici.

Une citation de :Sylvie Vignet, mairesse de Rivière-du-Loup
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Le Saaremaa I n'est pas le bon bateau pour effectuer les traverses entre Saint-Siméon et la rive sud du fleuve, estiment les élus de Rivière-du-Loup (archives).

Photo : Radio-Canada / Luc Paradis_Rad

Un observateur de la ville demandé

Par ailleurs, le conseil municipal demande également à ce qu'un observateur de la Ville de Rivière-du-Loup participe à l'étude.

Ce n'est pas une question de manque de confiance, selon la mairesse Vignet. Elle dit cependant vouloir s'assurer que le travail se fasse vraiment dans les règles de l'art et que les deux situations soient regardées équitablement.

La mairesse de Rivière-du-Loup Sylvie Vignet.

La mairesse de Rivière-du-Loup Sylvie Vignet (archives)

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Selon elle, la présence d'un observateur pourrait permettre d'apporter des éléments qui, autrement, pourraient ne pas être considérés. On connaît des choses dans notre milieu qu'eux autres ne savent pas, explique-t-elle.

La décision, c'est la STQ qui va la prendre, mais on veut s'assurer que le processus avant soit fait en toute équité, autant à Cacouna qu'à Rivière-du-Loup.

Une citation de :Sylvie Vignet

Le contrat concernant l'étude de la STQ sur la traverse Rivière-du-Loup–Saint-Siméon doit être octroyé en mars. Ses conclusions devraient être connues au printemps 2022.

La STQ réagit

Dans une réponse transmise par écrit, la STQ précise qu'elle désire toujours mener une étude d’opportunité exhaustive pour déterminer le site qui répondra le mieux aux besoins locaux, régionaux et provinciaux tout en assurant la pérennité de la traverse.

Le message précise que les conditions de navigation seront prises en compte dans l'analyse de chacun des scénarios envisagés pour cette traverse. L'impact socio-économique de ces scénarios sera aussi étudié.

La STQ ajoute qu'elle suivra le processus de projets du gouvernement du Québec pour s’assurer que l’analyse qui sera faite soit neutre et basée sur des faits, dans l’intérêt de tous les clients de la traverse Bas-Saint-Laurent–Charlevoix.

La STQ invite ainsi la Ville de Rivière-du-Loup à lui transmettre tous les renseignements et les documents pertinents pour qu'elle puisse les inclure à l'étude, ce qui aurait déjà été fait, notamment, pour certains enjeux concernant l'ensablement du port.

Avec la collaboration de Patrick Bergeron

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