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Entre peur, ennui et colère, des enfants se confient sur la pandémie

Depuis des mois, les enfants vivent les impacts de la pandémie. Radio-Canada a demandé à trois élèves de l'école primaire Le Domaine Étudiant, à Petit-Rocher, de prendre la parole au sujet du coronavirus qui a chambardé leurs vies depuis presque un an.

Des jeunes de l'école primaire Le Domaine Étudiant, à Petit-Rocher au Nouveau-Brunswick, s'expriment sur le coronavirus.

Des jeunes de l'école primaire Le Domaine Étudiant, à Petit-Rocher, s'expriment sur le coronavirus.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

François Vigneault

Il y a un an, Alyssa Geneau avait 9 ans et savait à peine ce qu'était le coronavirus. Mais dès le début de la pandémie, elle a senti que la situation était loin d'être normale.

Au début quand ç'a avait commencé, j'ai beaucoup été stressée parce que je ne savais pas qu'est-ce que c'était [...] J'ai eu de la misère à passer au travers et me dire que ça va bien aller, confie la jeune élève de 5e année.

Elle s'inquiétait particulièrement pour la santé de ceux et celles qu'elle aime.

J'ai toujours eu peur qu'un de mes proches l'attrape puis que ça pourrait endommager notre famille.

Alyssa Geneau, élève de 5e année à l'école Le Domaine Étudiant de Petit-Rocher

Coralie Hachey, une élève de 6e année âgée de 11 ans voudrait qu'on écoute davantage les enfants.

C'est bien de pouvoir dire notre opinion là-dessus parce que c'est tout le temps les adultes qu'on écoute là-dessus, c'est pas souvent les enfants. Des fois on ne peut pas la dire assez et tout ce qu'on dit, qu'on aime ça ou pas, les gens vont nous dire: ben c'est comme ça!, lance-t-elle.

Coralie Hachey (11 ans), élève de 6e année, pose avec un masque.

Coralie Hachey (11 ans), élève de 6e année.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Un autre élève, Tyler Legacy, qui est en 8e année, trouve que le virus monopolise un peu trop les conversations.

Mes grands-parents en parlent souvent de la COVID là, mais moi j'ignore ça parce que ça ne me tente pas de n'en parler. J'en ai trop comme entendu dernièrement là, affirme-t-il.

Pouvoir les coller à cause moi, j'aime beaucoup coller les gens.

Coralie Hachey, élève de 6e année

Les trois s'ennuient d'un contact plus étroit avec leurs amis et certains de leurs proches. Heureusement, ils peuvent compter sur la technologie pour des rapprochements virtuels.

Comme ma mère, elle reste à Miramichi tout de suite. Si il n'y aurait pas ça, je ne pourrais pas la voir, puis je suis content qu'elle soit là, dit Tyler avec de l'émotion dans la voix.

Tyler Legacy (13 ans), élève de 8e année, pose ici avec son masque.

Tyler Legacy (13 ans), élève de 8e année.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Ce n'est pas un secret, la crise sanitaire occupe beaucoup de place dans notre quotidien et dans les médias.

T'écoutes les nouvelles, bla bla bla coronavirus, bla bla bla phase orange, t'endends juste ça partout. Je comprends qu'il faut en parler, mais quand t'endends ça à chaque annonce qui dit lavez vos mains, mettez vos masques, je pense qu'on a compris , lance Coralie, quelque peu agacée.

Fais-moi un dessin

Sans qu'ils s'y attendent, une feuille et des crayons ont été distribués aux trois élèves. L'objectif : dessiner ce que représente à leurs yeux le coronavirus. Et le résultat est étonnant.

Tyler, Alyssa et Coralie, de l'école Le Domaine Étudiant, de Petit-Rocher, ont pris quelques minutes seulement pour dessiner ce à quoi pourrait ressembler le coronavirus.

Tyler, Alyssa et Coralie ont pris quelques minutes seulement pour dessiner ce à quoi pourrait ressembler le coronavirus.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Je ne l'ai pas faite beau parce que selon moi un virus c'est pas comme si c'était un beau dessin. J'ai fait ça comme ça parce que je ne l'aime pas vraiment, dit Coralie.

C'est pour montrer que la terre est triste parce que tsé, toutes les personnes sur la terre sont pas mal tristes tout de suite parce qu'ils ne peuvent pas voir leur famille, leurs amis, explique Tyler.

Moi ça m'a fait sortir ma rage contre le COVID parce que c'est vraiment une passe pas facile, ajoute Alyssa.

Si l'exercice a fait sortir un peu le méchant, les jeunes ont maintenant hâte de mettre derrière eux ce qui ressemble à un mauvais rêve.

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