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Première journée en zone orange fort achalandée

Une employée, les mains protégées par des gants bleus, applique du désinfectant sur les poignées d'une machine d'exercice dans une salle de sport.

Désinfection d'une machine dans un gym

Photo : iStock / Neptune Stocks

Radio-Canada

C’est lundi que l’Outaouais entrait officiellement en zone orange. Cette journée, encerclée dans les calendriers de bien des résidents et commerçants de la région, a été marquée par un fort achalandage et surtout, un soulagement d’enfin retrouver un semblant de normalité.

Déjà tôt le matin, plusieurs clients se sont présentés au restaurant Patio Vidal de Gatineau afin d’y savourer un déjeuner.

Entre deux gorgées de café, Marie Belec ne peut s’empêcher de partager sa joie. Je suis très bien, très heureuse de pouvoir venir déjeuner. C’est juste ça qui nous manquait!

Ça change le mal de place voir du monde ailleurs qu’entre les quatre murs de la maison. Je vis seule et mon copain aussi, donc partager un déjeuner nous manquait.

Marie Belec, cliente du Patio Vidal

Ce ne sont pas seulement les clients qui sont heureux de ce retour à la normale, souligne la propriétaire Sonia Lacroix.

Les employés sont contents. Plusieurs étaient découragés parce que ce n’est pas avec l'argent du gouvernement qu'ils peuvent avancer, dit-elle.

On a mis des plexiglas, du Purell à l'entrée, il y a le port du masque et des visières. Ils sont aussi assis deux par table. On va tout respecter. On n’a pas le choix si on veut rester ouverts.

Sonia Lacroix, propriétaire du restaurant Patio Vidal

Alors que la journée ne vient que de commencer, la salle à manger se remplit de clients, tous pour la plupart de bonne humeur. Un achalandage auquel s’était préparée Sonia Lacroix.

Je m'attends à un gros pourcentage. Les gens appellent pour savoir si on est ouverts. Ils ont hâte de manger au restaurant.

Les sportifs pas découragés par les mesures sanitaires

À quelques kilomètres de là, au Éconofitness de Gatineau, c’est pareil. Les employés dirigent les clients, leur répètent les mesures sanitaires à respecter comme une chorégraphie apprise par cœur.

Les règles sont simples. C’est le port du masque en tout temps, sauf au moment où on est sur une station d’exercice. On l'enlève pour l'exercice et on le remet après. Pour la section des poids libres, c’est le masque en tout temps, explique Renaud Beaudry, vice-président d’Éconofitness. 

Il poursuit : Il y a aussi le lavage des mains à l'entrée. Il faut aussi désinfecter l’appareil avant et après utilisation. On demande à nos membres de réserver leur séance d'avance, ça nous permet de gérer la capacité et d'assurer le traçage.

Ces nombreuses mesures sanitaires n’ont pas découragé les sportifs, loin de là.

La salle d’entraînement grouille d'activités et de fébrilité. Sur le site de réservation, il est difficile de trouver une plage horaire cette semaine. Force est de constater que l’entraînement manquait aux clients.

On souhaite que l'ouverture soit permanente et que la santé publique comprenne que le gym, c'est important pour la santé des Québécois. Une fermeture n'est pas souhaitable, indique le vice-président d'Éconofitness. On veut que les membres prennent soin de leur santé.

Ce besoin d’être actif a aussi bousculé les gestionnaires du centre de gymnastique Unigym de Gatineau.

Juste en fin de semaine, on a reçu au-dessus de 150 courriels de personnes qui voulaient s’inscrire, donc il y a un intérêt marqué. Les gens sont un peu tannés de garder les enfants à l’intérieur, dit, en plaisantant, son directeur général, Jean-Paul Coutu.

Cette popularité lui a d’ailleurs donné un avant-goût des prochaines semaines. Pour la relâche, j’anticipe une grosse demande. Pour l’instant, avec le nombre d'entraîneurs que j'ai, on est juste. Si ça continue, on ne fournira pas pour nos cours privés. C’est devenu du un à un, mais avant c’était un entraîneur pour huit athlètes.

La crainte d'une nouvelle fermeture

Si le directeur général de Unigym est loin de s’en faire pour l'avenir de son entreprise, on ne peut pas en dire autant de Sonia Lacroix du Patio Vidal.

La propagation du variant britannique dans la province voisine l’inquiète. Elle craint aussi que l’engouement ne fasse pas long feu. On est excités, mais aussi craintifs. On a peur que ça ferme à nouveau. On a mis beaucoup d'argent dans les mesures sanitaires. On espère que les gens seront au rendez-vous, mais on a des craintes.

Toujours est-il que la première journée en zone orange a été un franc succès pour bien des restaurateurs et propriétaires de centres d'entraînement de la région.

Avec les informations de Jérémie Bergeron, Rémi Authier et Josée Guérin

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