•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’école primaire de Scotstown a beaucoup recours à des enseignants non qualifiés

Des élèves en classe.

À l'école Saint-Paul, à Scotstown 35% des remplacements ont été assumés par personnes non qualifiées depuis le début de l’année scolaire.

Photo : iStock

Radio-Canada

À l'école Saint-Paul, à Scotstown, 35 % des remplacements ont été assumés par personnes non qualifiées depuis le début de l’année scolaire. Une situation que la direction reconnaît comme n’étant « pas idéale ».

Parmi les 45,5 journées d’absence des enseignantes, 16 journées de remplacement ont été assumées par une personne non qualifiée, explique David Morin, directeur de l’établissement dans un courriel adressé aux parents, dont Radio-Canada Estrie a obtenu copie.

Ce dernier dit comprendre que la situation n’est pas du tout idéale. Par contre, pour chacune de ces absences, nous avons tenté de trouver un enseignant qualifié. La pénurie de personnel et l’éloignement de notre école par rapport aux "grands centres" comme Lac-Mégantic-Sherbrooke font en sorte que cela est parfois impossible, indique-t-il.

On a eu deux stagiaires qui sont venues cette année à l’école. Ce sont des gens qui ont de l’intérêt pour l’enseignement, qui connaissent l’école, mais qui n’ont pas le [diplôme] en enseignement. On a dû faire appel à ces personnes-là à quelques reprises.

David Morin, directeur de l’école Saint-Paul

Comme l’explique M. Morin, tous les enseignants qualifiés sur la liste du Centre de services scolaire des Cantons détiennent un contrat ou sont en congé. Il reste donc peu de personnes disponibles pour faire de la suppléance, admet-il. L'école primaire tente de remplacer les enseignants par du personnel qualifié. Ce n’est toutefois pas toujours possible, regrette-t-il.

Quand on commence l’année avec une banque à sec, on peut comprendre qu’en temps normal, ça n'ira pas bien.

Martial Gaudreau, directeur général du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons

Situation critique dans les MRC du Haut-Saint-François et du Granit

Le problème des remplacements est particulièrement critique dans l’est de la MRC du Haut-Saint-François et dans toute celle du Granit, reconnaît pour sa part Martial Gaudreau, directeur général du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons. La situation qui est vécue par Saint-Paul, c’est une situation qui est vécue par plusieurs de nos petites écoles de petits villages, surtout dans la MRC du Granit, mais aussi dans le Haut-Saint-François, lance-t-il.

Les personnes qui sont généralement disponibles pour de la suppléance à la journée, ce sont les étudiants, qui sont à l’Université de Sherbrooke. Ça commence à faire beaucoup de route pour faire de la suppléance quand on s’en va à Scotstown et encore plus loin.

Martial Gaudreau, directeur général du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons

M. Gaudreau assure qu’il n'y a pas, pour l'instant, de corrélation entre la forte présence d'enseignants non qualifiés et un plus fort taux d'échec scolaire dans l’établissement. Dans les milieux comme Scotstown ou d’autres milieux qui [ont] des élèves qui ont des difficultés ou des besoins spécifiques, on a besoin de mettre du monde. Et encore une fois, on se ramasse devant des listes vides. On a les sous pour embaucher, mais on n’a pas nécessairement le personnel au rendez-vous, déplore-t-il néanmoins.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !