•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Salon du livre de Québec accusé de distribuer des « pinottes » aux écrivains d'ici

La mise en place du Salon international du livre de Québec.

La mise en place du Salon international du livre de Québec demande plusieurs jours de travail.

Photo : Radio-Canada

Le Salon international du livre de Québec (SILQ) offre une « rémunération indécente » aux écrivains pour des animations scolaires, dénonce leur syndicat.

La semaine dernière, le SILQ a annoncé sa programmation, adaptée à la pandémie, comprenant un volet d'animation scolaire. Dans les jours suivants, des écrivains ont dénoncé le cachet offert par l'organisation, soit un montant de 75 $ pour chaque intervention, alors que des auteurs vedettes reçoivent des sommes incomparables.

Je m’attends à ce qu’un salon professionnel fasse travailler les écrivains dans des conditions professionnelles, et donc une rémunération acceptable, souligne Laurent Dubois, directeur général de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ).

Après avoir été mis au courant, le syndicat est immédiatement entré en contact avec le SILQ. C’est là qu’on m’a expliqué qu’il n’y aurait pas de budget pour cette opération. Si l’UNEQ avait des exigences, peut-être que ça allait mettre en péril tout simplement le volet, ajoute-t-il.

Je vous dirais qu’on a essayé de nous faire porter l’odieux de la situation.

Laurent Dubois, directeur général de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois
Salon du livre de Québec

Salon du livre de Québec

Des auteurs vedettes payés 3000 $

La directrice des communications du SILQ a confirmé à Radio-Canada que certains auteurs invités dans le cadre de l'événement recevaient un cachet d'environ 3000 $.

Une autre source a validé que des écrivains participant au volet Auteur.e Studio obtenaient un tel cachet. Parmi les invités de marque, notons la présence de Ken Follett, d'Éric-Emmanuel Schmitt, de Marc Levy, de Margaret Atwood et de Zachary Richard.

Cette information ne surprend pas Laurent Dubois, qui affirme respecter ces choix. Je n’ai pas de la misère à le croire, il y a quand même des noms dans les artistes vedettes qui sont des gros gros noms de la littérature internationale et j'imagine qu’ils ne se déplacent pas pour 75 $, même si c’est en virtuel, dit-il.

C’est un choix, mais ça ne peut pas se faire si, en parallèle, on méprise un peu, en leur distribuant des pinottes, les écrivains d’ici qui interviennent dans les écoles, soulève-t-il.

Révision des lois

Le Salon du livre n'a pas voulu commenter. Un communiqué sera envoyé mardi.

De son côté, le syndicat demande au gouvernement de profiter de la révision des lois sur le statut de l'artiste pour offrir aux écrivains des droits équivalents aux autres catégories d’artistes, notamment l’accès à la négociation et à la représentation collective.

On manque de budget, donc on cherche un moyen et on va baisser la rémunération [...] s’il y avait des grilles minimales qui avaient été négociées dans une convention collective, ces grilles devraient être appliquées, lance-t-il.

Avec les informations d'Anne-Josée Cameron

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !