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Un nouvel ombudsman en juillet à Radio-Canada

Une photo d'entreprise de Pierre Champoux.

Pierre Champoux sera le prochain ombudsman de Radio-Canada.

Photo : Radio-Canada / Courtoisie

Guy Gendron, qui agit depuis 2016 comme ombudsman de Radio-Canada, cédera sa place à Pierre Champoux cet été.

La nouvelle a été annoncée lundi par voie de communiqué. Pierre Champoux entrera en fonction le 1er juillet. À titre d'ombudsman, il relèvera directement du conseil d'administration de CBC/Radio-Canada et de sa PDG, Catherine Tait.

Pierre Champoux travaille depuis 35 ans dans l'univers de l'information. Moins connu du grand public que ses prédécesseurs Guy Gendron, Pierre Tourangeau et Julie Miville-Dechêne, il a cumulé au fil des ans des postes de chef de pupitre, de rédacteur en chef et de directeur de l'information, notamment à TVA et à Radio-Canada.

Son nouveau mandat sera de veiller au respect des normes et pratiques journalistiques sur toutes les plateformes françaises de la société d'État, CBC disposant de son propre ombudsman.

Plus spécifiquement, M. Champoux devra se prononcer de manière indépendante sur les plaintes du public lorsque les auteurs de celles-ci seront insatisfaits des réponses offertes par la direction.

Il s'agira donc d'un changement de paradigme pour le principal intéressé qui, à titre de directeur responsable des Relations citoyennes à Radio-Canada, est actuellement chargé de défendre les décisions éditoriales de la société d'État auprès de l'ombudsman.

Sans nier le lien familial qui existe entre ces deux fonctions, M. Champoux fait valoir que son parcours l'a préparé au rôle de pédagogue que doit souvent jouer l'ombudsman dans le cadre de ses fonctions.

Le travail que j'ai fait dans les dernières années m'a permis de comprendre davantage les questions du public et de voir ce qui fait que les gens peuvent parfois être méfiants. Ou de voir là où il peut y avoir des lacunes en matière de transparence, par exemple. Et je pense que ça, cette connaissance-là, va m'aider beaucoup.

C'est important que les gens comprennent la démarche qu'on applique de jour en jour et les normes avec lesquelles on travaille pour bien saisir le sérieux du travail qu'on fait, et puis l'apprécier davantage, aussi.

Pierre Champoux, ombudsman désigné de Radio-Canada

C'est vrai, les décisions de l'ombudsman ne se soldent pas souvent par une grande tape sur les doigts, admet M. Champoux. Mais est-ce que c'est une forme de complaisance? Je ne crois pas.

Il y a eu souvent [par le passé] de petites remontrances qui, sans être un blâme, étaient quand même de nature à faire en sorte que les journalistes soient plus vigilants, plus rigoureux encore, qu'ils réajustent leur pratique, rappelle-t-il.

Lui-même, à titre de directeur responsable des Relations citoyennes, a souvent eu à faire amende honorable au nom de Radio-Canada.

Ce que j'ai tenté de faire, ce n'était pas de défendre à tout prix l'indéfendable. En fait, surtout pas! Parce qu'à force de défendre des choses qui ne sont pas défendables, on fait juste créer une distance avec le public, explique-t-il.

Des normes et pratiques dont on peut être fier

M. Champoux entrera en poste alors que CBC et Radio-Canada ont entamé une réflexion sur leurs normes et pratiques journalistiques à la lumière de la mort de George Floyd et des revendications portées par le mouvement Black Lives Matter. Il entend donc s'adapter si les réalités évoluent.

Probablement qu'il y aura des ajustements, entrevoit-il. Mais est-ce que ces normes et pratiques vont changer fondamentalement ou est-ce que, comme certains le souhaiteraient, on va les interpréter différemment?

La réflexion est entamée, constate M. Champoux. Mais honnêtement, je pense qu'à la base, les normes et pratiques journalistiques, c'est un ensemble de règles dont on peut être extrêmement fier.

Les normes et pratiques journalistiques de Radio-Canada (Nouvelle fenêtre) comptent cinq grands principes : l'équilibre, l'exactitude, l'équité, l'intégrité et l'impartialité. Les trois premiers s'appliquent à l'ensemble des contenus produits par Radio-Canada, alors que les deux derniers doivent aussi être respectés par les employés des services régionaux ou des autres services qui produisent des contenus de nouvelles, d’actualités ou d’affaires publiques.

Le prochain ombudsman de Radio-Canada a été choisi par un comité de sélection indépendant sous la supervision de la firme Odgers Berndtson.

Il succédera à Guy Gendron, qui a eu l'occasion de se pencher sur la couverture de plusieurs sujets controversés au cours des cinq dernières années, comme l'affaire Lieutenant-Duval, les changements climatiques, la péréquation, l'avortement et, bien entendu, la gestion de la pandémie de COVID-19.

Toutes les décisions rendues par l'ombudsman sont publiques et accessibles sur le site de Radio-Canada (Nouvelle fenêtre).

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