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Des témoignages pour démontrer l'importance de l'Université Laurentienne

Grand hall sur trois étages et des étudiants qui se trouvent au rez-de-chaussée.

L'Université Laurentienne s'est mise à l'abri de ses créanciers au début du mois de février.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Cette semaine, des étudiants, professeurs, membres du personnel et diplômés de l’Université Laurentienne prennent la parole sur les réseaux sociaux afin de célébrer leur communauté universitaire.

Au fil d’histoires personnelles publiées avec les mots-clics #LesgensULaurentienne et #FinancerULaurentienne, ces derniers cherchent à illustrer l’influence que l'établissement et ses artisans ont eue sur leur parcours, mais aussi sur les communautés du Nord de l’Ontario.

La mobilisation, qui est pilotée par plusieurs syndicats et organisations, vise ainsi à attirer l’attention des décideurs publics sur les défis financiers sans précédent auxquels fait face la Laurentienne.

En situation d’insolvabilité, l’Université a entamé au début du mois une procédure de restructuration sous supervision judiciaire.

Des étudiants marchent sur le campus universitaire à Sudbury.

L'Université Laurentienne est un pôle de l'éducation postsecondaire dans le Nord-Est de l'Ontario depuis 1960.

Photo : CBC/Erik White

Ultimement, l'objectif est de mettre de la pression sur les gouvernements afin qu'ils assument leur responsabilité et fournissent les fonds nécessaires pour assurer la viabilité à long terme de l'établissement, selon Karl Bélanger.

Le conseiller politique de l'Association canadienne des professeures et professeurs d'Université (ACPPU) explique que, par sa formule, la campagne vise à mettre un visage humain sur la situation périlleuse dans laquelle se trouve l'Université Laurentienne.

Faire rayonner les histoires d'ici

La professeure Line Tremblay, de l’École de kinésiologie et des sciences de la santé de l'Université Laurentienne, s’est prêtée au jeu.

Elle vante sans hésitations les avantages de la petite université où elle a su se développer professionnellement.

J’ai pas juste des collègues ici, j’ai plein d’amis. Je connais à peu près la moitié de l’Université. [...] Les gens, c’est vraiment ce qui fait la richesse d’un endroit, et je suis heureuse d’être venue ici pour ça.

Line Tremblay, professeure à l’École de kinésiologie et des sciences de la santé de l’Université Laurentienne

Pour elle, la Laurentienne est un pilier des communautés francophones du Nord, qui sont elles-mêmes essentielles au maintien du français en Ontario. Si on veut garder les francophones dans le Nord, il faut garder l’Université Laurentienne et la financer correctement pour donner de bons programmes en français, résume-t-elle.

Sur les réseaux sociaux, des anciens de l’établissement, comme Jessica Anne Robinson, racontent aussi là où leur éducation les a menés.

J'ai noué des relations avec des professeurs qui dépassent largement mes études à l’Université Laurentienne, raconte l’ancienne étudiante qui travaille maintenant au Globe and Mail.

Nous discutons par courriel ou sur Twitter, nous abordons la théorie littéraire, le monde des médias, et d'autres choses plus légères. Ces gens ont façonné mon avenir!

Temps difficiles

Si Line Tremblay célèbre le talent de ses collègues, elle fait toutefois état d’un climat tendu entre le corps professoral et la haute administration.

Celle-ci indique qu’il sera notamment nécessaire de procéder au licenciement de certains employés afin de consolider [la] viabilité financière de l’établissement.

Quand on parle de mettre du monde à la porte comme si on allait acheter du lait, j’ai vraiment de la misère avec ça. C’est des gens derrière ces jobs-là, qui ont des familles. [...] Ça m’attriste sans aucune limite

Line Tremblay, professeure à l’École de kinésiologie et des sciences de la santé de l’Université Laurentienne

Ce n’est pas l’expérience de la Laurentienne que j’ai vécue. On est des gens qui travaillent ensemble, on va tous chercher le café au même endroit le matin, raconte la professeure.

Avec l’administration d’un bord avec ses avocats, et nous autres d’un bord avec nos avocats, je trouve ça épouvantable à vivre, vraiment, laisse-t-elle tomber.

Étant donné le processus de restructuration en cours, l’Université Laurentienne n’accorde pas d’entrevue à Radio-Canada.

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