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Algues bleu-vert : près de 22 millions $ dans le réseau d'eau potable de Moncton

Un morceau d'algue bleu-vert dans une main.

Ces algues peuvent produire des toxines dangereuses pour la santé.

Photo : Gracieuseté de l'Université d'Alberta

Frédéric Cammarano

Pour venir à bout des algues bleu-vert, ou cyanobactéries, dans le réseau d’eau potable, les villes de Moncton, de Dieppe et de Riverview, ainsi que le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral dépensent près de 22 millions de dollars.

Les travaux de modernisation consistent à doter le réseau d'une technologie qui permet d’éliminer les toxines nocives produites par les cyanobactéries.

Ces travaux pourraient débuter dès l'été prochain, ou plus tard, lorsque les travaux de recherches préalables seront terminés.

Les algues bleu-vert sont responsables de toxines qui peuvent causer notamment des vomissements, de la diarrhée et des maux de tête chez ceux qui en consomment. Ces algues sont présentes depuis 2017 dans le réseau d'eau potable de Moncton, qui alimente aussi les résidents de Dieppe et de Riverview.

Le directeur municipal de la Ville de Moncton, Marc Landry, soutient que ce projet est une manière de régler le problème d'algues bleu-vert à long terme.

Un problème qui date de 2017

Nous nous souvenons tous des étés de 2017 et de 2020 lorsqu'on a nous recommandé d'économiser de l'eau afin de protéger notre eau potable en raison de la menace que posaient les algues bleu-vert, a souligné la mairesse Dawn Arnold. Elle ajoute que ce plan devrait permettre d'éviter des problèmes semblables à l'avenir.

Des algues bleu-vert sont apparues dans le réservoir du chemin Tower à l'été 2017, un été qui a été très chaud et sec. Ce réservoir alimente le réservoir principal de Turtle Creek.

Le barrage haut de quelques mètres borde un lac artificiel.

Le réservoir de Turtle Creek (archives)

Photo : CBC/Shane Magee

L'été dernier, par précaution, la Ville de Moncton demandait aux résidents d'éviter de gaspiller l'eau, notamment d'éviter de laver les voitures, d'arroser les pelouses, de laisser couler en se brossant les dents et de ne faire fonctionner les machines à laver et les lave-vaisselle que s'ils étaient pleins. Cela dit, la Ville assurait que l'eau était bonne pour la consommation, la cuisson et le bain.

Ce que voulait éviter la Ville, qui faisait alors état d'un risque d'éclosion fort dans le réservoir du chemin Tower, c'est que le niveau d'eau ne baisse trop, ce qui aurait fait augmenter la température de l'eau et la concentration de nutriments. Le risque de voir apparaître des algues bleu-vert est alors plus important.

L'été dernier, la température de l'eau avait augmenté de quatre degrés Celsius, une augmentation qu'on associe aux changements climatiques.

Le réseau d'eau potable de Moncton est le plus grand de la province et trainent quelque 100 millions de litres par jour.

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