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Des mères de Montréal-Nord réclament urgemment des ressources contre la violence

Un périmètre d'intervention policière à Montréal-Nord.

Plusieurs fusillades se sont produites récemment à Montréal-Nord.

Photo : Radio-Canada / Alain Béland

Radio-Canada

Un regroupement de mères de Montréal-Nord réclame davantage de ressources pour lutter contre la violence, dans la foulée d'une accumulation d'événements avec des armes à feu dans l'arrondissement.

En entrevue à Tout un matin, sur les ondes d'ICI Première, Samah Aggoun, mère de quatre enfants, a affirmé qu'au sein du regroupement, les gens ont été surpris par la gravité de la situation ainsi que par l'ampleur et le nombre des événements violents qui continuent de survenir dans l'arrondissement du nord-est de la métropole.

Depuis un mois, les arrondissements de Montréal-Nord et de Rivière-des-Prairies ont été ébranlés par au moins trois fusillades. Un conflit entre gangs de rue serait responsable de cette explosion de violence.

La création de l'Équipe dédiée à la lutte contre le trafic d'armes (ELTA), annoncée l'automne dernier, découle entre autres d'une fusillade survenue en octobre 2019 qui avait fait un mort et trois blessés, a rappelé Mme Aggoun. Cette équipe regroupe notamment une vingtaine d'employés du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Au total, l'ELTA, dont la mise en place a débuté lundi, compte une quarantaine de membres. Sa mission consiste à cibler les têtes dirigeantes des réseaux de trafic d'armes.

L'organisation est dotée d'un budget annuel de 2 à 8 millions de dollars, provenant des fonds du SPVM.

On a pensé à notre quartier, à nos enfants, à nos jeunes en premier, a déclaré Mme Aggoun.

La violence est liée aux conditions dans lesquelles nous vivons à Montréal-Nord, a-t-elle ajouté.

Chaque nuit, tu te demandes : la prochaine victime, ce sera qui?

Samah Aggoun

Le regroupement de mères a appelé [le premier ministre François] Legault pour qu'il voie la réalité, la réalité du quartier, ce qu'on a vécu ensemble, a poursuivi Mme Aggoun.

Pour corriger la situation, a indiqué cette dernière, les solutions sont diverses : multiplier les perspectives d'emplois pour les jeunes, augmenter le nombre de logements sociaux, offrir de l'aide en santé mentale, ainsi que des ressources pour former davantage de travailleurs de rue.

On a besoin de ressources pour le travail de terrain; on est tannés de la théorie, de conclure Samah Aggoun.

À écouter :

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