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Traite de personnes : le gouvernement Ford annonce deux projets de loi

Un téléphone cellulaire sur le lit d'une jeune femme.

Selon le gouvernement, plus de la moitié des cas de traite de personne signalés au pays se trouvent en Ontario. (archives)

Photo : Getty Images / sestovic

Le gouvernement ontarien propose deux nouvelles lois visant à lutter contre la traite de personnes.

Le premier ministre Doug Ford, la solliciteure générale, Sylvia Jones, et la ministre associée déléguée au dossier de l’Enfance et à la Condition féminine, Jill Dunlop, ont présenté lundi de nouveaux projets de loi en ce sens.

Les progressistes-conservateurs proposent notamment deux nouvelles lois, la Loi de 2021 sur la stratégie ontarienne de lutte contre la traite des personnes et la Loi de 2021 sur l’inscription des clients dans le secteur de l’hébergement.

Cette législation est la première du genre au Canada, a affirmé M. Ford en point de presse, lundi.

L’Ontario est une plaque tournante pour la traite de personnes, et on ne peut pas laisser ça continuer.

Doug Ford, premier ministre de l'Ontario

Selon le gouvernement, plus de la moitié des cas de trafic de personnes signalés au pays se trouvent en Ontario.

Le premier ministre Doug Ford a ajouté qu'il est essentiel que les responsables de ces crimes soient reconnus coupables. On ne se reposera pas tant que tous les enfants et les personnes vulnérables ne pourront pas vivre en toute liberté.

Le second projet de loi vise à préciser comment et quand les services de police peuvent accéder aux renseignements figurant dans les registres des clients des hôtels afin d’aider à dissuader la traite des personnes et à identifier et localiser les victimes.

Tony Elenis, PDG de l’Association ontarienne des hôtels, motels et restaurants, souligne que les hôtels sont des participants involontaires de la traite de personne.

Nous avons besoin de travailler ensemble pour éradiquer ce fléau.

Tony Elenis, PDG de l’Association ontarienne des hôtels, motels et restaurants

Il affirme que la majorité des hôtels tiennent déjà un registre détaillé des clients, par mesure de précaution.

M. Elenis croit qu’il n’y a pas de problème à partager des informations avec les forces de l’ordre, tant que les policiers respectent la loi et n’abusent pas de ce privilège.

Kathleen Jodoin, directrice générale des Services aux victimes du district de Nipissing, espère que les nouvelles lois feront la différence entre le travail du sexe consensuel et la traite de personnes.

Elle craint que des travailleuses du sexe volontaires puissent être victimes de violence si elles sont exclues des hôtels, ou si elles n’ont pas accès facilement à du soutien.

Mme Jodoin salue par ailleurs la volonté du gouvernement d’encourager la collaboration entre plusieurs secteurs, y compris les forces de l’ordre, les services à l’enfance et le milieu touristique.

Je crois qu’il faut prendre une approche collaborative, non seulement au niveau du gouvernement, mais aussi dans la communauté.

Kathleen Jodoin, directrice générale des Services aux victimes du district de Nipissing

Elle demande plus de financement pour lutter contre toutes les formes de violence basées sur le genre.

Plus de ressources pour les services à l'enfance

Le gouvernement propose aussi des modifications à Loi de 2017 sur les services à l’enfance, à la jeunesse et à la famille et la Loi de 2017 sur la prévention de la traite de personnes et les recours en la matière.

Le projet de loi regroupant toutes les propositions a été adopté lundi en première lecture.

Nous allons renforcer la capacité des sociétés d’aide à l’enfance et des forces de l’ordre à protéger les enfants exploités, a affirmé Doug Ford.

En Ontario, plus de 70 % des victimes de la traite des personnes identifiées par la police ont moins de 25 ans.

L'âge moyen est de 13 ans, selon le gouvernement.

Ces mesures législatives constituent un pas en avant en matière de sensibilisation et sont un volet essentiel d’une approche globale de lutte contre la traite des personnes en Ontario, a déclaré Nicole Bonnie, PDG de l’Association ontarienne des sociétés d’aide à l’enfance.

Le gouvernement a profité de la Journée nationale de sensibilisation à la traite des personnes pour annoncer ces nouvelles mesures.

C’est important aujourd’hui de leur laisser savoir aux victimes de la traite de personne et à leurs proches qu’elles ne sont pas seules, a déclaré la ministre Dunlop lors d’une conférence de presse.

Avec les informations de Bienvenu Senga

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