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Les directions de santé publique de l'Est-du-Québec surveillent de près les variants

Un travailleur de la santé place une éprouvette dans un sac.

Pour le moment, les hôpitaux de la région ne disposent pas de ce qu'il faut pour détecter la présence d'un variant. Les échantillons suspects sont envoyés à Montréal ou à Québec. (archives)

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Radio-Canada

Le nombre quotidien de nouveaux cas de COVID-19 semble vouloir se stabiliser dans l'Est-du-Québec, mais cette accalmie ne rassure pas totalement les directeurs régionaux de santé publique. Leur attention se porte sur les variants du SRAS-CoV-2, même si aucune infection liée aux nouveaux variants n'a été identifiée jusqu'à maintenant dans l'Est-du-Québec.

En réponse à un courriel envoyé par Radio-Canada, le ministère de la Santé écrit : il ne semble pas y avoir de détection de variants dans les régions du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie-Les Îles et de la Côte-Nord.

Des cas de variants ont été rapportés ou encore suspectés particulièrement à Montréal, à Québec et en Abitibi-Témiscamingue.

Le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, le docteur Sylvain Leduc, dit que son équipe demeure vigilante, mais qu'il n'y a effectivement pas de cas présumés de variant dans la région.

On a une transmission qui ressemble beaucoup à la souche qui circule depuis plusieurs mois. Donc, la quarantaine de cas qu'on a vécu dans la dernière semaine ne nous inspirait pas de crainte. Toutefois, de façon aléatoire, on envoie des échantillons au laboratoire de Santé publique du Québec quand on a des raisons de vouloir identifier des échantillons particuliers et jusqu'à maintenant, aucun ne nous est revenu positif, soutient le docteur Leduc.

Le directeur de santé publique de la région du Bas-Saint-Laurent, le Dr Sylvain Leduc.

Le directeur de santé publique de la région du Bas-Saint-Laurent, le Dr Sylvain Leduc (archives)

Photo : Radio-Canada / Valérie Gamache

Le docteur Leduc explique que les variants, comme celui de souche britannique qu'on observe de plus en plus au Québec, ne sont pas en soi plus mortels, mais qu'ils sont plus contagieux.

Est-ce que [la souche britannique] deviendra la souche dominante? C'est ce qu'on craint un peu. Et, si elle devient la souche dominante, elle se transmet plus facilement.

Sylvain Leduc, directeur de santé publique du Bas-Saint-Laurent

Il dit toutefois que la santé publique a les moyens de gérer la situation si un variant s'imposait dans la région.

Le médecin-conseil en santé publique au CISSS de la Côte-Nord, le docteur Richard Fachehoun, abonde dans le même sens.

Les variants semblent se transmettre plus rapidement ce qui augmente les risques d'éclosions et d'hospitalisations.

Richard Fachehoun, médecin-conseil en santé publique au CISSS de la Côte-Nord

Pour l'instant, l'Est-du-Québec n'a pas les moyens techniques d'identifier un variant lors de l'analyse des tests de dépistage.

Toutefois, l'hôpital de Rimouski travaille à calibrer des équipements pour être en mesure de le faire rapidement. Le docteur Fachehoun affirme que la détection de variant pourra se faire dans quelques semaines sur la Côte-Nord.

Entre-temps, les échantillons suspects sont expédiés à Montréal pour être analysés à l'hôpital Sainte-Justine ou à Québec au Centre hospitalier de l'Université Laval (CHUL).

Il y a un programme de surveillance des variants pour tout le Québec. La première étape, c'est vraiment du criblage. C'est pour voir si des mutations sont présentes quand on fait des tests PCR. On ne fait pas encore de criblage sur la Côte-Nord, mais tous les tests positifs de la Côte-Nord sont envoyés pour évaluation. Pour voir s'il y a présomption de variant, souligne le docteur Fachehoun au sujet de la situation qui prévaut sur la Côte-Nord.

Les docteurs Leduc et Fachehoun demandent que les règles continuent d'être respectées et surtout, de limiter les déplacements interrégionaux non essentiels et les voyages internationaux pour empêcher, le plus possible, les variants du SRAS-CoV-2 de se propager dans l'Est-du-Québec.

Le docteur Richard Fachehoun ajoute, en conclusion, que selon lui, la clé de tout : dès qu'on a le moindre symptôme, on se fait dépister.

Avec les informations de Denis Leduc

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