•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La famille de Kimberly Squirrel se questionne sur les conditions de sa libération

Photo en mode selfie de Kimberly Squirrel en compagnie de sa sœur, Kara.

Kimberly Squirrel, à gauche, et sa sœur Kara étaient très proches dans leur jeunesse. (archives)

Photo : Kara Squirrel

Radio-Canada

Les sœurs de Kimberly Squirrel, retrouvée morte de froid le 23 janvier dernier dans une rue de Saskatoon, veulent comprendre les circonstances de son décès qui, selon elles, aurait pu être évité.

Angela Squirrel, l'une des sœurs de la femme de 34 ans, dit l'avoir croisée dans le quartier de Pleasant Hill à Saskatoon, le jour même de sa libération du centre correctionnel de Pine Grove, situé au nord de Prince Albert.

Elle ajoute que leur rencontre a duré moins d’une heure, après laquelle les deux sœurs se sont séparées.

Angela Squirrel indique que la jeune mère de six enfants, avait l’air perturbée, presque perdue.

Il commençait à faire froid. Je m’en suis aperçue plus tard, mais quand je l'ai vue, elle avait juste un manteau d’automne. Elle n'avait pas de vêtements appropriés pour l’hiver, explique Mme Squirrel.

La température a atteint -33 degrés Celsius le 23 janvier, le jour où Kimberly Squirrel a été retrouvée sans vie.

Angela Squirrel dit que, même si sa sœur avait une dépendance à la méthamphétamine en cristaux, elle se souciait beaucoup de ses enfants et de sa famille. Elle était juste perdue. Elle essayait de trouver le chemin de sa maison, mais elle ne savait pas où c’était.

La ministre des Services correctionnels de la Saskatchewan, Christine Tell, n’a pas répondu à une demande d’entrevue concernant les conditions de la libération de la femme de la Première Nation de Yellow Quill, notamment à propos des vêtements qu’elle portait après avoir été escortée en autobus de Prince Albert à Saskatoon par le personnel du centre correctionnel.

La famille critique le centre correctionnel

Kimberly Squirrel était en détention provisoire après avoir été accusée, en août 2020, d'avoir provoqué un incendie qui menaçait la propriété d'une autre personne ainsi que d'infractions armées en septembre. Elle était censée aller vivre avec sa sœur, Kara Squirrel, après sa libération et participer à des programmes d’aide pour ses problèmes de santé mentale.

Kara Squirrel se demande donc pourquoi elle n’a pas été alertée de la libération de Kimberly.

J'aurais dû être la première personne à être avertie, car j'étais celle qui prenait soin d'elle, explique-t-elle.

La semaine dernière, le ministère de la Justice et le ministère des Services correctionnels ont demandé une révision au sujet de la libération de Mme Squirrel. Une demande qui s'ajoute aux enquêtes déjà en cours du Service de police de Saskatoon et du Service des coroners de la Saskatchewan.

Avec les informations de Morgan Modjeski

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !