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Les écoles doivent rester ouvertes en cas de 3e vague, préconisent des experts

Des élèves écoutent une enseignante en classe.

Fin janvier, l'OMS recommandait de faire le maximum pour éviter les fermetures massives d'écoles.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Radio-Canada

Alors qu'une troisième vague de contaminations à la COVID-19 est fortement envisagée en Ontario, plusieurs experts en santé estiment que les écoles de la province devraient rester ouvertes malgré tout.

Je ne pense même pas que cela devrait être un débat, évoque sans ambages le Dr Kwadwo Kyeremanteng, médecin spécialisé en soins intensifs et palliatifs à Ottawa. Le risque de transmission reste faible dans les écoles, fait-il valoir.

Si des services tels que les plats à emporter ou la livraison des commandes en ligne peuvent être maintenus, l'apprentissage en personne peut l'être aussi, compare le Dr Kyeremanteng.

Je l'aborderais comme s'il s'agissait d'un service essentiel, résume-t-il.

Environnement contrôlé

Il serait même plus sécuritaire pour les enfants d’aller à l’école où ils sont tenus de suivre les directives sanitaires et où les cas de COVID-19, s'ils surviennent, sont plus faciles à repérer et à isoler, selon la Dre Jennifer Grant.

Les enfants y sont surveillés, rappelle-t-elle, et leurs parents n'ont pas à compter sur une organisation informelle. Perdre le contrôle de ce facteur organisationnel pourrait vraisemblablement aggraver la situation, selon cette spécialiste des maladies infectieuses établie à Vancouver.

Si l'objectif est d'arrêter la propagation de la maladie au sein des communautés, il est tout à fait possible que le maintien des écoles ouvertes soit l'approche la plus sûre.

Dre Jennifer Grant, spécialiste des maladies infectieuses

La fermeture des écoles aggraverait même la santé mentale et physique des enfants les plus vulnérables, alertent les experts, en citant un nombre croissant d'études qui documentent l'augmentation de l'anxiété et de la dépression chez les enfants pendant la pandémie.

Il y a aussi un risque de régression éducative pour de nombreux élèves qui ne parviennent pas à s'épanouir dans une classe virtuelle.

Au Conseil scolaire du district de Toronto, le plus grand du pays, environ 5500 élèves (soit environ 2 % de l'effectif total) n'ont pas pu se présenter pour un apprentissage en personne ou en ligne.

Cela va avoir des répercussions tout au long de leur vie, prévient la Dre Grant.

La dernière fermeture d'école non justifiée

Alors qu'en mars 2020, les incertitudes entourant la pandémie ont facilement justifié la fermeture des écoles lors du premier confinement, la deuxième fermeture – qui a duré six semaines dans certaines régions de l'Ontario – a été moins bien accueillie par les experts.

Selon le Dr Ari Bitnun, médecin spécialiste des maladies infectieuses à l'Hôpital pour enfants malades de Toronto et professeur à l'université de Toronto, les écoles auraient pu rester ouvertes en toute sécurité pendant la deuxième vague.

Mon point de vue est qu'il n'était pas nécessaire que nous gardions les écoles fermées après décembre.

Dr Ari Bitnun, médecin à l'Hôpital pour enfants malades de Toronto

Dr Bitnun affirme qu'il n'y a aucune preuve de l'existence de grandes contaminations dans les écoles et que les mesures de sécurité déjà en place peuvent contribuer grandement à maintenir les écoles ouvertes, même si les taux [de contamination] augmentent dans l'ensemble de la communauté.

Avec les informations de Trevor Dunn, CBC

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