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Le projet de loi C-21 pourrait nuire aux amateurs d'armes à air comprimé

Deux pistolets l'un à côté de l'autre sont entreposés sur le comptoir d'un magasin d'armes à feu.

Le projet de loi inquiète les commerces d'armes à feu à air comprimé de type airsoft.

Photo : CBC

Camille Renarhd

Après l'annonce d’Ottawa du projet de loi C-21 visant à resserrer le contrôle des armes à feu, le propriétaire d’un nouveau magasin d’armes à air comprimé de type airsoft à Calgary estime que son commerce risque de fermer, si la loi est adoptée par le Parlement.

Ken Cheung travaille dans cette industrie depuis 20 ans et a ouvert son magasin lundi dernier. Selon lui, si le projet de loi est adopté sans modification, il sera sur la paille.

Si nous ne pouvons pas continuer [à en vendre], il nous sera très difficile de continuer, explique Ken Cheung en parlant de ces armes qui imitent les armes conventionnelles.

Certains pistolets à air comprimé, dit de type airsoft, ressemblent à s’y méprendre à de vraies armes à feu. Ils sont destinés au tir de loisir et utilisent la détente d'un gaz afin de propulser de petites billes en plastique de 6 mm de diamètre.

Combler une lacune dans la loi

Selon le ministère de la Justice, le projet de loi C-21 propose de combler une lacune dans la loi concernant les répliques d'armes à feu.

À l’heure actuelle, seuls les fusils qui ne peuvent pas causer de blessures corporelles ou tuer une personne, dont la vitesse de tir est inférieure à environ 366 pieds par seconde, et qui ressemblent exactement à une arme à feu conventionnelle réglementée, ne peuvent être importés, exportés, transférés ou vendues, explique Ian Mc Leod, porte-parole du ministère de la Justice.

Des fusils à air comprimé [de type airsoft] non réglementés qui déversent des projectiles à une vitesse d’environ 366 à 500 pieds par seconde et qui ressemblent exactement à une arme à feu conventionnelle réglementée ne sont pas interdits , ajoute-t-il toutefois.

Les mesures proposées dans le projet de loi C-21 permettraient de combler cette lacune en modifiant le Code criminel afin d’interdire l’importation, l’exportation ou la vente de ce type de fusils à air comprimé, actuellement non réglementée au Canada, précise Ian Mc Leod.

Et c’est là que le bât blesse pour Ken Cheung, car cela signifie la fin de son commerce.

Même si cette modification n’interdit pas les fusils à air comprimé qui ne ressemblent pas exactement à une arme à feu conventionnelle réglementée, il se dit très inquiet pour l'avenir de l’industrie et pour les personnes qui utilisent ses produits.

Au lieu de se demander si ces produits sont dangereux, il aurait fallu se demander ce que nous pouvons faire, comment nous pouvons réglementer [ces armes] ou comment nous pouvons les rendre plus sûres pour tout le monde, s’exclame-t-il, déçu.

Le projet de loi en est encore à la première étape du processus législatif.

Après avoir investi presque 1 million de dollars dans son nouveau magasin, M. Cheung espère que le projet de loi sera modifié pour lui permettre de continuer son activité commerciale.

C’est également le cas de près de 25 000 personnes qui ont signé une pétition en faveur du retrait de cette clause du projet de loi C-21.

Avec des informations de Terri Trembath.

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