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Vols internationaux : les nouvelles restrictions inquiètent les industries saisonnières

Des travailleurs dans une usine décortiquent des homards cuits

L'industrie de la transformation du homard à elle seule a besoin d'environ 2500 travailleurs étrangers temporaires par années (photographie d'archives prise avant la pandémie).

Photo : CBC

Radio-Canada

L'industrie de la transformation du homard demande un certain assouplissement des nouvelles mesures fédérales pour faire venir les travailleurs étrangers temporaires dont elle a besoin.

La saison de la transformation des produits marins approche. L’Association des transformateurs de homard des Maritimes rassemble une vingtaines d'usines qui ont habituellement besoin d’environ 2500 travailleurs étrangers pour la transformation des fruits de mer et des poissons, précise le directeur général de l’organisme, Nathanaël Richard.

Le gouvernement fédéral suspend à l’heure actuelle les vols commerciaux en provenance des Caraïbes et du Mexique, d’où provient une bonne partie de ces travailleurs. L'industrie de la transformation des fruits de mer envisage donc de les faire venir à bord de vols nolisés, qui sont plus coûteux.

Nathanaël Richard interviewé à l'extérieur.

«Le temps presse. On espère bien avoir des clarifications au cours des prochaines semaines», indique le directeur général de l’Association des transformateurs de homard des Maritimes, Nathanaël Richard.

Photo : Radio-Canada

À leur arrivée, ces travailleurs n'auront pas à s'isoler dans un hôtel avant d'avoir l'autorisation de se rendre à leur destination finale dans les Maritimes. Cette mesure a été annoncée vendredi par le gouvernement fédéral et elle sera en vigueur jusqu'au 14 mars.

Certains aimeraient cependant qu'elle soit étendue à une plus longue période, afin que les industries saisonnières puissent en profiter.

L’industrie de la transformation négocie dès maintenant avec les autorités dans l’espoir d'éviter des retards au printemps.

Ces travailleurs internationaux sont extrêmement importants pour l’industrie de la transformation et pour le secteur agricole aussi. Si jamais il y avait des entraves ou des délais, c'est sûr que ça va affecter beaucoup l'industrie, et on veut éviter ça. C'est pour ça qu'on s'y prend tôt. On a un dialogue très productif, je dirais, positif, avec les différents paliers de gouvernement, ajoute M. Richard.

Madeleine Céré interviewée par vidéoconférence.

Bien des choses peuvent encore changer d'ici le printemps quant à la COVID-19, explique Madeleine Céré, copropriétaire de la ferme Les Petits Fruits de Pré-d'en-Haut, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Mais pour la copropriétaire de la ferme Les Petits Fruits de Pré-d'en-Haut, Madeleine Céré, le temps n'est pas aussi pressant.

Le gros des travailleurs arrive au mois de juin. Tout ce qui a rapport à la COVID-19, on est en février, donc juin est comme un peu loin. Il peut y avoir encore beaucoup de changements, estime Madeleine Céré.

Les deux industries souhaitent avoir des précisions rapidement sur l'arrivée des travailleurs étrangers temporaires, car leur absence, expliquent-elles, leur ferait subir des pertes importantes.

Avec les renseignements d’Isabelle Arseneau

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