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Exporter des pneus de la N.-É. vers la France en cargo à voiles

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Dessin du prototype de bateau à voile.

La compagnie Neoline promet que ses cargos à voile permettent de réduire de 80 à 90 pourcent les émissions polluantes.

Photo : Neoline

Radio-Canada

Des produits d’exportation de la Nouvelle-Écosse pourraient bientôt traverser l’Atlantique sur des navires à voiles. La compagnie Michelin a signé une entente avec la Française Neoline pour le transport de pneus sur des cargos dont l’empreinte écologique sera de 80 à 90 pour cent moins importante qu’un cargo conventionnel de même taille.

Un navire cargo amarré au port d'Halifax avant son départ.

Ces porte-conteneurs sont courants dans le port d’Halifax, mais leur empreinte écologique est importante. Le transport maritime est responsable de 7 pour cent de la consommation mondiale de pétrole.

Photo : Gouvernement de la Nouvelle-Écosse

La compagnie Neoline de Nantes en France prévoit construire des navires plus petits et plus écologiques. Ces derniers mesureront 136 mètres et seront propulsés par 4200 mètres carrés de voiles.

Le président de l’entreprise Jean Zanuttini explique que des lignes de transport des marchandises sont déjà choisies.

C'est en effet un projet de ligne de transport maritime avec des bateaux à voiles entre la France, les États-Unis à Baltimore, Halifax au Canada, St-Pierre-et-Miquelon et puis retour à Saint-Nazaire en France. Cette ligne sera en activité avec deux navires et transportera tous types de fret, notamment des conteneurs de pneus Michelin , détaille-t-il.

Ces pneus proviendront de l’usine de Bridgewater en Nouvelle-Écosse et l'entente permettra à l’entreprise de réduire ses émissions polluantes liées au transport. Michelin a une entente avec Neoline pour le transport de 100 conteneurs par an, soit 24 traversées.

L'objectif avec ces navires est de réduire de 80 à 90 pour cent la consommation de [carburant] par rapport à des navires équivalents en utilisant majoritairement le vent, indique M. Zanuttini.

Selon la compagnie Neoline, bien que les navires seront un peu plus lents que les porte-conteneurs - 14 jours pour une traversée atlantique au lieu de 8 à 10 jours - leur technologie assure une plus grande fiabilité et une stabilité des coûts puisque les entreprises ne seront plus à la merci des variations des prix du pétrole.

On pense les utiliser avec une technologie beaucoup plus moderne, notamment avec le routage météorologique qui permet d'optimiser l'usage du vent tout en tenant un horaire d'arrivée, explique Jean Zanuttini.

Un constructeur naval sera bientôt choisi pour leur construction et l’entreprise espère la mise en service de la ligne de transport en 2023.

D'après un reportage de Paul Légère

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