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GardaWorld refuse d'enchérir; l'action de G4S recule

Le sigle de GardaWorld sur la manche d'un agent.

Le titre de l'entreprise britannique de services de sécurité G4S perdait près de 10 % de sa valeur lundi à l'ouverture de la bourse de Londres alors que son concurrent québécois GardaWorld venait d'annoncer que son offre d'achat est « définitive et ne sera pas révisée ».

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

Le titre de l'entreprise britannique de services de sécurité G4S perdait près de 10 % de sa valeur lundi à l'ouverture de la bourse de Londres pour se stabiliser à 242 pence alors que son concurrent québécois GardaWorld venait d'annoncer que son offre d'achat à 235 pence est « définitive et ne sera pas révisée ».

Nous refusons de surpayer pour une entreprise dont les enjeux systémiques face aux critères ESG ne cessent de remonter à la surface, écrit Stéphan Crétier, le fondateur, président du conseil d'administration, président et chef de la direction de GardaWorld, dans un communiqué.

En décembre dernier, le conseil d'administration de G4S avait retenu la proposition d'une entreprise américaine détenue en partie par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).

Allied Universal acceptait de payer 245 pence – soit environ 4 % de plus que la plus récente offre de GardaWorld – pour chacune des actions de la société établie à Londres dans le cadre d'une offre évaluée à environ 6,7 milliards de dollars canadiens.

Dans le but de mettre fin au processus ayant débuté il y a maintenant plusieurs mois, les autorités réglementaires britanniques avaient décidé il y a une semaine d'instaurer un processus d'enchères entre l'Américaine et la multinationale québécoise.

Les deux compagnies avaient l'occasion de présenter publiquement des propositions révisées jusqu'à samedi dernier dans le but d'acheter G4S. Autrement, les offres scellées devaient être présentées à compter de lundi dans le cadre des enchères.

Les investisseurs tardaient jusqu'à présent à déposer leurs actions en espérant voir GardaWorld revenir à la charge. Parallèlement, Allied et GardaWorld ont prolongé à plusieurs reprises l'échéance de leurs propositions respectives.

Dans la déclaration transmise lundi matin, GardaWorld réitère posséder les compétences, l'expertise et l'ambition requises pour relever les nombreux défis auxquels G4S est confrontée, disposer d'une connaissance approfondie des environnements opérationnels complexes et que sa feuille de route reflète une solide capacité à faire croître des entreprises de façon rentable.

L'entreprise québécoise affirme constater que des ressources considérables auraient dû être déployées pour résoudre des enjeux déjà apparents, notant au passage ne pas avoir été en mesure de mener à bien une vérification diligente en l'absence d'un engagement satisfaisant de la part de G4S.

GardaWorld conclut qu'il existe des occasions plus avantageuses et moins risquées à un prix supérieur à 235 pence par action.

Le bas de laine des Québécois est le deuxième actionnaire en importance d'Allied avec une participation d'environ 35 %. Le grand patron de GardaWorld avait reproché à la Caisse de lui mettre des bâtons dans les roues en étant aux côtés d'une compagnie qui convoitait la même entreprise que lui.

Si Allied parvient à acquérir G4S, l'entité comptera quelque 750 000 employés dans 80 pays en plus de générer des revenus annuels de 18 milliards de dollars américains. En comparaison, GardaWorld emploie 102 000 salariés en Amérique du Nord, en Afrique, en Asie ainsi qu'au Moyen-Orient.

En date du 31 décembre dernier, la CDPQ évaluait son placement dans Allied Universal à plus de 1,5 milliard, selon les informations figurant dans son plus récent rapport annuel.

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