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Des écoles de danse de l'Outaouais souhaitent des cours de groupe en zone orange

Des pieds pointés au sol.

Le passage de zone rouge à zone orange ne permet pas les cours de danse donnés à plus de deux personnes, sur place (archives).

Photo : Michael Wilson/CBC

Radio-Canada

Des studios de danse de l'Outaouais implorent le gouvernement du Québec de François Legault de les autoriser à tenir des cours de groupe.

La région est sur le point de basculer au palier orange de restrictions sanitaires, ce qui permet notamment aux restaurants d’accueillir plusieurs clients. Or, les écoles de danse, de leur côté, ne peuvent accueillir qu’un ou deux élèves à la fois.

« Ça ne nous avantage pas du tout parce qu'on ne peut pas dire "Ok, deux de ce groupe-là vont pouvoir venir au studio, mais les autres, vous n’avez pas le droit" », explique Dominique Voyer, propriétaire du studio DV Danse, situé à Val-des-Monts.

Résultat, le seul réel changement qui vient avec la zone orange, à ses yeux, est le fait que les professeurs de danse pourront rester sur leur lieu de travail plus tard en soirée étant donné que l’heure de couvre-feu sera désormais à 21 h 30 plutôt que 20 h. Ils donneront toutefois leurs cours virtuellement même s’ils seront sur place.

Mme Voyer convient que les règles permettront à des danseurs qui performent en solo ou en duo de s’exercer sur place, mais elle juge cette possibilité bien insuffisante pour permettre aux écoles de danse de garder la tête hors de l'eau.

La concurrence d’Ottawa

Du côté ottavien de la rivière des Outaouais, les cours de groupe sont permis, ce qui ajoute au mécontentement des propriétaires d’écoles de danse situées sur la rive québécoise.

On perd des élèves qui vont là, affirme la directrice de l’école Dans’Action, à Maniwaki, Mélanie Morin.

Qui plus est, plusieurs établissements québécois affirment avoir déjà perdu une vaste proportion de leur clientèle. Dans le cas de Mme Voyer, elle évalue avoir perdu 60 % de ses élèves.

Jusqu’à Noël, dans mon cas, ça allait. Il y avait quand même une bonne participation. Mais depuis qu’on est revenus du temps des Fêtes, c’est la déchéance, lance-t-elle.

Ce n’est pas facile. On espère vraiment qu’on va avoir des bonnes annonces en revenant de la relâche.

Une citation de :Dominique Voyer, directrice et propriétaire du studio DV Danse

Elle explique que plusieurs élèves n’arrivent pas à garder leur motivation avec les cours virtuels ou n’ont pas un espace adapté, à la maison, pour danser de façon sécuritaire.

Mme Morin constate le même désintérêt pour les cours donnés sur des plateformes comme Zoom, notant que des jeunes y passent déjà de longues heures pour leur formation scolaire.

Même couleur, autres règles

La pilule est d’autant plus difficile à avaler pour les studios de danse parce que les règles québécoises entourant les cours de danse en zone orange ont changé. Les propriétaires de studios font remarquer qu'elles ont pu recevoir une dizaine d’élèves à la fois en personne, au courant de l’automne, quand la région était sur le palier d'alerte de la même couleur.

[Les jeunes] n’avaient plus le droit de se toucher, il fallait qu’ils portent un masque. Ils dansaient deux à trois heures par soir avec un masque et il n’y a avait aucun problème, raconte Mme Morin.

Nos ados ont été des perles et ils continuent à écoper, ajoute-t-elle en précisant qu’aucune éclosion n’est survenue dans son établissement.

À ce sujet, la directrice du studio DV Danse estime que le plus difficile est de devoir dire aux tout-petits qui avaient l’habitude de fréquenter l’établissement que, cette fois-ci, cela leur est interdit.

Ils ne comprennent pas parce que c’est la même couleur, souligne-t-elle.

Mme Voyer avoue avoir elle-même été prise par surprise par le changement.

Avec les informations de Rémi Authier

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