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La 2e vague vient à bout d'une papeterie de Saguenay

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La propriétaire qui vend des produits.

L'attrape-livres et papeterie verte, à Chicoutimi, a dû se placer sous la protection de la Loi sur la faillite.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morissette

Radio-Canada

La librairie L'attrape-livres et papeterie verte, à Chicoutimi, a dû se placer sous la protection de la Loi sur la faillite. La propriétaire accueillait ses derniers clients dimanche.

Traverser de peine et de misère la première vague de la pandémie, mais être abattue par la deuxième. C'est ce qu'a vécu Chloé Roy-Courteau. L'entrepreneure a mis les clés sous la porte de sa librairie dimanche.

Ouverte à l'été 2019, la librairie n'a pu être en activité que huit mois avant la pandémie. Cette fermeture devenait presque inévitable pour cette entreprise en plein démarrage.

Mme Roy-Courteau a dû se mettre sous la protection de la Loi sur la faillite. La librairie a rouvert ses portes le 9 février, mais seulement pour liquider les stocks.

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La propriétaire de L'attrape-livres recevait ses derniers clients dimanche.

Photo : Radio-Canada

Ce n'est pas gratuit, faire faillite. Il faut payer le syndic de faillite. Moi, je n'avais plus aucune liquidité donc je voulais éviter de payer ça de ma poche en plus des prêts que j'ai faits sous mon nom. Ensuite j'avais beaucoup de petits fournisseurs que je voulais payer le plus possible. Je n'avais pas trop accumulé de retard, mais quand tu as des produits québécois dans ta boutique, tu n'as pas le goût de dire je fais faillite, bye, explique Chloé Roy-Courteau.

C'est avec le cœur gros que la propriétaire recevait ses derniers clients dimanche.

Chloé Roy-Courteau dans sa boutique avec son bébé.

Chloé Roy-Courteau termine cette aventure avec d'autres projets en tête.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morissette

Ça va quand même bien, mais il y a des moments avec des clients qui sont plus habitués et qui ont une émotion, et je leur dis non, qu'ils ne peuvent pas être émotifs ici, car moi aussi je vais l'être. Chaque fois qu'on enlève une vis, je revis le moment où on la posait... ajoute la propriétaire avec émotion.

C'est la fin de cette aventure pour Chloé Roy-Courteau, mais elle assure qu'elle a la tête pleine d'idées et envisage peut-être un retour aux études et même un avenir en politique.

D'après le reportage de Gabrielle Morissette

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