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Un ex-doctorant accusé de harcèlement poursuit la SFU pour diffamation

La présentation du nouveau batiment de l'université Simon fraser

Masood Masjoody aurait harcelé une ancienne collègue pendant des mois, mais aurait été renvoyé pour d'autres motifs, selon l'université (archives).

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

Un ex-doctorant de l’Université Simon Fraser (SFU) en Colombie-Britannique poursuit l’établissement et une autre ex-doctorante pour diffamation après avoir été renvoyé suivant des allégations de harcèlement. L'université soutient qu'il a été renvoyé pour d'autres motifs et qu'il n'y a pas eu diffamation.

Masood Masjoody a déposé une demande introductive d’instance le 30 avril 2020 auprès de la Cour Suprême de la Colombie-Britannique, le tribunal de première instance. Il demande un total de 7,5 millions de dollars en dommages à la SFU et une ancienne collègue pour ce qu’il estime être de la diffamation.

Selon la réponse de l’université, M. Masjoody a obtenu son doctorat en mathématiques à la SFU en 2019. Il y donnait également des cours à temps partiel jusqu’en avril 2020.

Une plainte est déposée

Le 26 septembre 2019, M. Masjoody a fait l’objet d’une plainte au bureau des droits de la personne de SFU de la part d’Amélie Trotignon. Mme Trotignon a aussi obtenu son doctorat en mathématiques à SFU et y donnait également des cours au moment des faits.

Dans sa plainte, Mme Trotignon décrit comment M. Masjoody l’a harcelé dans les mois précédents et demande à ce qu’il n’entre plus en contact avec elle.

Elle explique qu’il l’a submergé de courriels, d’appels téléphoniques et de messages textes qui sont devenus particulièrement insistants à partir d’avril 2019. D'après Mme Trotignon, il serait également venu à son bureau à de nombreuses reprises malgré ses objections, et l’aurait suivi jusque chez elle bien qu’elle lui ait répété ne pas vouloir lui parler.

Tous ces événements m’ont stressé, troublé, et rendu très inconfortable, note-t-elle.

Dans sa demande introductive d’instance, M. Masjoody décrit cette plainte comme faite de fausses déclarations et d’histoires fabriquées.

L’université soutient quant à elle qu’il n’y a pas eu diffamation et que le renvoi de M. Masjoody n’a rien à voir avec la plainte de Mme Trotignon.

Selon la SFU, M. Masjoody aurait été renvoyé notamment pour avoir changé le système de notation de ses étudiants sans autorisation et pour avoir publié des tweets non fondés et hautement politisés alléguant que la SFU était un "refuge pour les voyous de la République islamique".

En ce qui concerne la plainte de harcèlement, la SFU estime que M. Masjoody, bien qu’il ait une perception différente de sa conduite, n’a pas nié les faits qu’on lui reproche dans sa réponse écrite au bureau des droits de la personne de la SFU. Il aurait aussi écrit à Mme Trotignon après que le bureau des droits de la personne lui a ordonné de ne plus entrer en contact avec elle, comme celle-ci le réclamait.

M. Masjoody n’a pas répondu aux demandes d’entrevue de Radio-Canada.

La SFU a indiqué qu’elle ne commenterait pas puisque le dossier se trouve devant les tribunaux. Aucune des allégations n'a été prouvée en cour. Après avoir été reportée plusieurs fois, une audience est prévue à Vancouver le 22 février prochain.

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