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La pandémie complique la saison fiscale

Une femme remplit une déclaration de revenus.

Une femme remplit une déclaration de revenus.

Photo : iStock

Radio-Canada

Tout porte à croire que la pandémie a amené une hausse de l'épargne. Avec les nouvelles déductions d'impôts, les contribuables pourraient économiser encore plus.

Si la pandémie a ralenti l'économie, c'est tout le contraire pour l'épargne chez les particuliers, selon la conseillère financière chez Desjardins, Angela Iermieri.

Selon l'Institut de la statistique du Québec, le taux d'épargne des Québécois est en ce moment très élevé. C'est du jamais vu depuis les années 80. Je dirais qu'au mois de mai, les statistiques démontrent que les gens épargnaient plus de 30 % de leurs revenus. À l'automne, on était autour de 15 %.

Plusieurs facteurs expliquent cette hausse de l'épargne, notamment la baisse des dépenses personnelles avec la diminution des sorties et des voyages.

« Les transferts gouvernementaux, les aides et prestations qui ont été allouées, accordées aux gens. Ça jumelé au fait que les dépenses ont baissées, les gens se retrouvent avec de l'épargne supplémentaire », ajoute Mme Iermieri.

Pour les personnes qui ont eu droit à ces aides, le temps sera bientôt venu de payer les impôts sur les montants reçus. Toutefois, le gouvernement canadien prévoit accorder un temps supplémentaire à ceux qui en auraient besoin, précise Olivier Levesque, directeur en fiscalité chez Raymond Chabot Grant Thornton.

« Le gouvernement fédéral a mentionné que tout prestataire de PCU ou de Prestation de relance canadienne qui a produit sa déclaration dans les temps pour l'année 2020 aura jusqu'au 30 avril 2022 pour payer ses impôts relativement à l'année 2020 et il n'y aura normalement pas d'intérêts qui seront appliqués sur le solde. »

Des crédits pour le télétravail

Des crédits sont également disponibles pour ceux qui ont dû travailler de la maison plus de 50 % du temps pendant quatre semaines consécutives.

Olivier Levesque en entrevue dehors.

Olivier Levesque, directeur en fiscalité chez Raymond Chabot Grant Thornton.

Photo : Radio-Canada

Pour se faire, deux méthodes s'offrent à la population : la version simplifiée, qui se fait rapidement et la méthode complexe qui permet d'aller chercher un montant plus important.

« La méthode simplifiée représente deux dollars par jour de télétravail pour un maximum de 200 jours par année, donc une déduction maximale d'impôt de 400 $. Pour la méthode compliquée, il faut évaluer la partie du bureau à domicile qu'on a dans notre résidence et puis utiliser les dépenses et les proratas sur ce pourcentage », ajoute Olivier Levesque.

La date limite pour la production des déclarations est le 30 avril prochain.

D'après le reportage de Philippe L'Heureux

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