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Des besoins criants dans les maisons de soins palliatifs

Une préposée tient la main d'une personne âgée

Souvent âgés de plus de 60 ans, nombreux sont les bénévoles qui ont déserté les maisons de soins palliatifs en raison de la pandémie.

Photo : Getty Images / iStock

Les problèmes de financement et la rétention des bénévoles sont des défis qui ont été exacerbés par les mesures sanitaires, dans les maisons de soins palliatifs de l’Est-du-Québec.

Les bénévoles se font rares

Avec une population de bénévoles assez âgés, certaines maisons ont vu leur banque de volontaires se vider dans la dernière année.

Le bénévolat dans les maisons de soins palliatifs est effectué majoritairement par des gens qui sont à la retraite, explique la directrice générale de la maison Desjardins de soins palliatifs du KRTB à Rivière-du-Loup, Diane Langlois.

Le contexte actuel fait qu’on a plus de difficultés à recruter de nouveaux bénévoles et fait en sorte que les bénévoles impliqués dans nos maisons de soins ont préféré s’isoler afin de diminuer les risques, précise Mme Langlois.

La Maison des soins palliatifs du KRTB, en mars 2019, en plein hiver.

La Maison des soins palliatifs du KRTB.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Lévesque-Boucher

Un financement plus difficile à générer

L’impossibilité d’organiser des événements de financement a également donné du fil à retordre aux responsables de ces maisons de fin de vie qui sont des organismes à but non lucratif.

En moyenne, la moitié du budget annuel des maisons de soins palliatifs proviennent de dons et d’événements philanthropiques.

À Sept-Îles, la directrice générale de l’Élyme des sables, Suzanne Cassista, indique que l’adaptation et l’imagination ont été de mise financièrement cette année.

La traditionnelle soirée d'huître de l’organisme septilien, par exemple, a été modifiée cette année en version à la maison.

C’est toujours sur le plan du financement qu’il faut redoubler d’ardeur et redoubler d’imagination pour essayer de tirer notre épingle du jeu. Mais on a une activité de financement avec les canettes qui nous surprend de jour en jour et ça nous a donc permis de souffler un peu mieux, mais il faut rester vigilant sur le plan du financement, soutient cependant Mme Cassista.

La maison de soins palliatifs L'Élyme des sables

La maison de soins palliatifs L'Élyme des sables

Photo : Radio-Canada

Des soins affectés

Les règles de distanciation physique ont également un impact important sur les services offerts aux patients de ces maisons, pense Diane Langlois.

Les maisons de soins palliatifs sont des milieux d'accueil et de chaleur humaine, des milieux réconfortants. Donc pour nous [ne pas pouvoir] organiser des activités, que les familles soient présentes auprès des proches, le réconfort, le touché, l’accompagnement à ce niveau là [maintenant impossible] fait en sorte que ça dénature les soins qu’on offre, raconte Mme Langlois.

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